Volkswagen réellement sur le départ — Iran

Xavier Trudeau
Septembre 23, 2018

"C'est pourquoi Volkswagen suit de près l'évolution de l'environnement politique et économique en Iran et dans la région", a encore dit le groupe, signifiant qu'aucun changement n'était intervenu dans cette position depuis des mois. Le groupe de Wolfsburg a indiqué encore "examiner les implications possibles liées à la réintroduction des sanctions américaines". La communication du groupe a fait savoir que "Volkswagen se conforme à toutes les lois nationales et internationales applicables, et à la réglementation en matière d'exportation".

Volkswagen aurait accepté de mettre un terme à la quasi intégralité de ses activités en Iran, selon les informations de Bloomberg. Or, un tel accord "n'existe pas", ont indiqué des sources informées auprès de l'AFP.

En réaction, le géant allemand de l'automobile a simplement déclaré être en train d'étudier les conséquences des nouvelles sanctions américaines. Cet accord avait permis à des entreprises occidentales de se réimplanter dans le pays.

La volte-face des Etats-Unis, qui vont jusqu'à négocier pour convaincre les entreprises étrangères de se retirer d'Iran quand la crainte des sanctions américaines ne suffit pas, a bouleversé la donne. Depuis, il a commencé à commercialiser avec un partenaire local des Tiguan et Passat, deux modèles phares de la marque VW.

En mai dernier, le président américain Donald Trump a retiré les Etats-Unis de l'accord de Vienne de juillet 2015 conclu entre l'Iran et les principales puissances mondiales en vertu duquel des sanctions ont été levées en échange d'un encadrement de l'activité nucléaire de Téhéran. En 2016, les exportations allemandes avaient atteint quelque 2,6 milliards d'euros, en hausse de 26% sur un an.

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