À 12 ans, il meurt après avoir été frappé à coups de barre de fer aux Lilas — Faits-divers

Claudine Rigal
Octobre 16, 2018

Un adolescent de douze ans est décédé ce dimanche 14 octobre 2018, après avoir été blessé à coups de barre de fer lors d'une rixe entre bandes rivales en Seine-Saint-Denis.

La rixe aurait opposé deux bandes issues des Lilas et de Bagnolet, selon une source policière.

La victime est décédée dimanche.

Elle affirme avoir vu une partie de la bagarre samedi, d'un immeuble en surplomb, à la lisière entre les communes des Lilas et de Romainville, dans cette proche banlieue parisienne densément peuplée, où les frontières entre les villes se confondent.

Au total, cinq mineurs âgés de 14 à 17 ans étaient en garde à vue lundi, a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête. Deux d'entre eux se sont rendus à la police le 14 octobre en fin de journée et les trois autres ont été interpellés ce 15 octobre au matin, selon cette même source. L'enquête en flagrance a été confiée à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis.

Ces violences sont-elles habituelles?

. Deux autres personnes avaient été blessées dans cette fusillade.

Sur place, des étuis de calibre 7,62 mm avaient été retrouvés - laissant penser à des tirs de Kalachnikov -, ainsi que des battes de base-ball et des barres de fer.

Mi-septembre, une autre rixe, "ultra-violente" selon un enquêteur, avait aussi eu lieu dans le département voisin du Val-d'Oise, à Garges-lès-Gonesse, où un jeune de 17 ans avait été passé à tabac. C'est aux alentours de 18 heures 50, rue de la Rochefoucault, qu'une rixe a éclaté entre les deux bandes.

Un jeune majeur et un mineur avaient été mis en examen pour tentative d'homicide volontaire et écroués.

Selon le ministère de l'Intérieur, 90 bandes organisées sont répertoriées en France, dont près de la moitié à Paris et dans sa proche banlieue.

"Ce genre de violences, avec des individus parfois très jeunes, n'est hélas pas nouveau mais reste dramatique", relève un policier connaisseur de la Seine-Saint-Denis. "Le pire c'est que ces violences ont souvent des motifs extrêmement futiles", selon lui.

L'élu PS demande un "plan d'action sur la question des bandes" pour "prendre la mesure du phénomène et qu'on arrête de banaliser ça".

"À force de réduire au fil des ans le nombre d'agents publics, de fonctionnaires de police, de justice, on le paie un jour ou l'autre", a-t-il ajouté.

Dimanche soir, après l'annonce de la mort du collégien, les CRS ont été temporairement déployés pour prévenir toute reprise des hostilités.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL