BepiColombo : les mystères de Mercure bientôt découverts ?

Alain Brian
Octobre 20, 2018

Mais le problème, c'est que la petite planète rocheuse est difficile d'accès, en raison de ses températures extrêmes, d'une part - le mercure peut monter jusqu'à 430°- assez pour faire faire du plomb - et la nuit, il peut descendre à presque -180°C; et son orbite très elliptique autour du soleil et sa proximité avec notre étoile, d'autre part, qui font que les sondes seront soumises à d'importantes forces de gravité. "Or Mercure se démarque de ses consoeurs" sans que l'on ne comprenne pourquoi. Une sonde appartient à l'Agence spatiale européenne, l'autre à l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale. Mercure étant la planète la plus proche du soleil, l'explorer devrait "accroître les connaissances sur la formation des planètes telluriques, leur évolution et de comprendre les conditions d'apparition de la vie dans notre système solaire et au-delà" précise Arianespace. Selon Pierre Bousquet, chef de projet des contributions françaises à BepiColombo, elle serait même "anormalement" petite. "Un énorme cratère visible à sa surface pourrait être la cicatrice de ce cataclysme", observe-t-il.

Un tel scénario permettrait d'expliquer également la taille anormalement grosse du noyau de Mercure (55% de la masse totale de la planète contre 30% pour la Terre). Le second se focalisera quant à lui sur l'environnement magnétisé de la planète. Or, un champ magnétique est généré par un noyau liquide.

Plusieurs pistes sont à l'étude pour comprendre cette possible anomalie, comme la présence d'un élément dans le noyau qui l'empêcherait de refroidir.

Autre énigme: la présence de glace.

Pourtant de précédentes missions ont mis en évidence la présence de glace au fond de cratères polaires.

"On le suspecte mais on n'a pas de preuve directe".

La mission, qui a coûté 1,4 milliard d'euros à l'ESA et a été baptisée "BepiColombo" en hommage à l'ingénieur italien Giuseppe Colombo, est la première mission européenne vers Mercure, la planète du système solaire la plus méconnue.

La mission vise à recueillir des informations sur la composition de la planète, sa densité et son champ magnétique.

Les scientifiques craignent qu'une grave tempête solaire puisse affecter le réseau électrique terrestre pendant des mois voire des années dans certaines régions.

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