Bientôt fini les barrières — Péages

Xavier Trudeau
Octobre 22, 2018

Le ministère des Transports doit présenter un projet de loi qui vise à faciliter le transport au quotidien.

La semaine dernière sur BFM TV, le ministre de la transition écologique, François de Rugy, avançait la possibilité pour les élus locaux de mettre en place des péages urbains. Ce texte de plus de soixante-dix pages et comportant 29 articles, devrait alors être débattu au Parlement au début du printemps 2019.

Parmi celles-ci figure l'abandon des barrières physiques aux péages autoroutiers. Un capteur détectera une vignette, la plaque d'immatriculation ou un badge.

Outre l'instauration de péages urbains pour les villes de plus de 100 000 habitantes, le gouvernement envisage de supprimer purement et simplement les barrières aux péages autoroutiers pour limiter les bouchons et lutter contre la pollution.

Pour pallier une éventuelle hausse des fraudes qui accompagnerait le développement du "flux libre", un durcissement des sanctions serait inscrit dans la loi.

Le gouvernement souhaite encadrer davantage le montant fixé par les conducteurs lors des covoiturages, notamment sur les entreprises type Blablacar, de plus en plus prisées par les Français. Ainsi, le prix payé pour un trajet devrait correspondre au partage des frais réels de la course partagée, et évoluer en fonction du nombre de passagers à bord, précise le Parisien. Mais la faisabilité technique de ce projet reste à confirmer.

Bonne nouvelle pour les automobilistes lassés des longues files d'attente aux péages, mais, souligne le Parisien, ce système aurait l'inconvénient d'augmenter la fraude, qui passerait de 0,02 % des automobilistes à 5 %.

"Depuis l'affaire dite du " Dieselgate ", l'Union européenne a demandé à ses États membres d'accroître leur contrôle des constructeurs automobiles. Pour la financer, le gouvernement envisage une taxe de 3 euros sur tous les certifications d'immatriculation délivrés chaque année. Actuellement, l'indemnité transport n'est obligatoire que pour les salariés se déplaçant en transports en commun, et possible pour ceux qui viennent avec leur voiture personnelle.

400 euros pour venir travailler à vélo ou en covoiturage, c'est l'extension de l'indemnité de transports pensée par le gouvernement.

Inspiré d'une mesure qui a fait ses preuves au Canada et aux États-Unis, l'exécutif souhaite généraliser l'arrêt entre deux stations de bus pour les femmes et les personnes isolées. L'idée? Leur permettre de descendre quand elles veulent pour être plus proches de leur destination.

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