Caen. Dilili à Paris

Pierre Vaugeois
Octobre 12, 2018

Dans sa Nouvelle-Calédonie natale, elle a eu comme institutrice une certaine Louise Michel, qui lui a appris à parler comme un livre. Le film sort ce mercredi 10 octobre dans les salles de l'Hexagone. Michel Ocelot nous plonge dans la Belle Époque avec une enfant métissée farouchement indépendante se rebellant contre son statut de bête curieuse.

Une galerie de portraits dans une traversée de Paris, des catacombes aux hauteurs misérables de Montmartre, en s'arrêtant sur ses plus beaux monuments et jusque dans sa banlieue champêtre immortalisée par les Impressionnistes.

Mais derrière ce voyage esthétique et culturel dans le temps, il y a un scénario qui prend fait et cause pour les femmes et les petites filles.

Comment les délivrer, comment ne pas tomber dans leurs griffes? En compagnie d'un jeune livreur en triporteur, Dilili enquête: qui sont ces hommes, les Mâles-Maîtres, qui enlèvent des fillettes? Jaillissant par la sortie des artistes armée d'une corde à sauter lasso, Dilili porte une robe blanche à volants avec une ceinture canari, comme son gros nœud noué dans ses cheveux courts. Le mariage entre les photos d'aujourd'hui retravaillées pour en faire oublier la modernité et les dessins aux traits agréables est plaisant, même si on a connu le grand cinéaste plus imaginatif esthétiquement et moins sucré dans le fond.

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