Démission surprise de Nikki Haley, ambassadrice américaine à l'ONU

Claudine Rigal
Octobre 9, 2018

Mais la Maison Blanche a annoncé que le président et elle se rencontreraient à 10h30 (14h30 GMT) dans le bureau Ovale, qui sera ouvert à la presse. L'ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, qui a un rang de ministre au sein du gouvernement américain, a présenté sa démission au président des Etats-Unis, ont rapporté mardi plusieurs médias américains, dont le New York Times.

Nikki Haley, choisie par Trump comme ambassadrice US auprès de l'ONU en novembre 2016, arrivera effectivement en fin d'année à deux années de service dans cette fonction.

Face aux rumeurs lui prêtant des ambitions présidentielles, Nikki Haley a démenti toute candidature pour 2020 et renouvelé son soutien à Trump, déjà candidat à la réélection.

Aux États-Unis, l'ancienne gouverneure de Caroline du Sud d'origine indienne a une popularité croissante, comme en témoigne la très forte activité sur son compte Twitter, où nombreux sont les fans à vouloir la voir devenir la première présidente femme des États-Unis.

Nouvelle démission dans l'entourage de Donald Trump. Le président américain lui a promis son soutien, assurant qu'elle pouvait revenir au sein de son administration à tout moment: "Vous pouvez choisir", lui a-t-il dit.

Nikki Haley, 46 ans, est l'un des membres les plus populaires de l'administration républicaine.

Lors de la toute dernière Assemblée générale des Nations unies, elle n'avait ainsi pas hésité à se mêler dans la rue près de l'ONU à des manifestants sud-américains, en utilisant même un mégaphone pour réclamer la démission du président vénézuélien.

"Il est important de savoir quand il est temps de faire un pas de côté ", a-t-elle juste expliqué, affirmant ne pas avoir de plan précis pour la suite de sa carrière.

Dans son travail, Haley s'est distinguée en portant d'emblée une ligne dure notamment contre la Corée du Nord et l'Iran, les deux principaux dossiers de politique étrangère de ce gouvernement.

Après l'arrivée à la Maison-Blanche du milliardaire, novice en relations internationales, elle avait occupé le devant de la scène diplomatique américaine, profitant de l'effacement médiatique du secrétaire d'État de l'époque, Rex Tillerson. "Nous sommes tous heureux pour vous, d'un côté, mais nous détestons vous perdre", l'a complimentée Donald Trump. Elle avait d'ailleurs d'abord soutenu Marco Rubio dans la primaire républicaine.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL