F-35: la Grande-Bretagne demande à son tour des explications

Xavier Trudeau
Octobre 27, 2018

Jeudi soir, la Belgique a confirmé sa décision d'opter à nouveau pour des avions américains, des F-35 de la compagnie Lockheed Martin, pour remplacer sa flotte vieillissante de F-16 à partir de 2023.

Il faut dire que l'appel d'offre, lancé en mars 2017, était considéré en Belgique comme "le marché du siècle". "Une fois encore, nous constatons une préférence américaine en Europe", a réagi le constructeur du Rafale dans un communiqué.

Les États-Unis pour le F-35 et le Royaume-Uni pour l'Eurofighter - alias Typhoon, fabriqué par un consortium intégrant aussi l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne - ont répondu en bonne et due forme à l'appel d'offres formulé d'État à État. Parmi les critères pondérés et pris en compte pour le choix final, le gouvernement belge avait mis en avant le coût (33%), les capacités opérationnelles (21%) et la coopération militaire/les partenariats (16%). "L'offre française est arrivé après la clôture".

"J'aurais été ravi que les Français introduisent une offre mais au moment où je vous parle, non seulement les Français n'ont pas introduit d'offre mais je ne sais toujours pas quel est le prix de l'avion français", a déclaré vendredi le Premier ministre belge Charles Michel.

La solution Eurofighter aurait débouché sur plus de 19 milliards d'euros de contribution directe à l'économie belge.

"L'Europe ne sera forte que si elle est vraiment souveraine". "Une décision liée à une procédure et des contraintes propres à la Belgique, mais a contrario des intérêts européens", a-t-il martelé, tout en promettant de "tout faire pour qu'à l'avenir, des offres européennes soient promues" en matière de défense. Un partenariat avec Eurofighter aurait pu "permettre à la Belgique de lui ouvrir la voie pour qu'elle rejoigne" le projet Scaf, a indiqué ASD.

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