France : Feu vert des députés aux cessions d'ADP, FDJ et Engie

Xavier Trudeau
Octobre 8, 2018

Selon le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, la future privatisation d'ADP prendra la forme d'une concession limitée à 70 ans "pour ne pas conférer un droit illimité à un acteur privé", ajoutant qu'elle sera encadrée par "un cahier des charges strict et contraignant". Les deux dispositions ont été votées par les députés, ce qui signifie que l'État va pouvoir vendre une partie ou la totalité de ses actifs dans le capital de la Française des Jeux et du groupe ADP, qui opère notamment les grands aéroports parisiens.

Cette décision intervient en réalité dans le cadre de l'important projet de loi Pacte.

"Ainsi, c'est la cession de 50,63% des parts de l'Etat dans le gestionnaire des aéroports d'Orly et de Roissy qui sera cédée, le gouvernement espérant récupérer 10 milliards d'euros sur l'opération pour " financer l'innovation " et " désendetter l'Etat", une dette qui n'est que le fruit des politiques des gouvernements successifs depuis des années. La FDJ détient en France le monopole des jeux de tirage et de grattage.

"Nous sommes tout à fait ouverts à une participation des collectivités locales qui le souhaiteraient", a-t-il dit devant l'Assemblée nationale au début de l'examen du volet "privatisations" du projet de loi Pacte. Quels sont les enjeux de cette privatisation?

Plusieurs élus d'opposition ont estimé que ces opérations constituaient un "non-sens" économique en arguant qu'un fléchage des dividendes sans cessions des participations aurait "largement suffi".

Selon l'opposition, la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP) constitue "une atteinte au patrimoine national". Cela représente 50,63% des parts pour un total de 9,5 milliards d'euros. Les sommes obtenues ont aussi vocation à participer au désendettement de l'État, a précisé Bruno Le Maire.

"Dans le même temps, et c'est ce qui fait l'équilibre de ce texte, nous renforçons les pouvoirs de l'État sur le contrôle des investissements étrangers en France avec un objectif (.) qui est d'éviter le pillage de nos technologies", a déclaré Bruno Le Maire aux députés.

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