France-Merck dément toute nouvelle modification du Levothyrox

Evrard Martin
Octobre 5, 2018

Le chimiste, qui affirme avoir trouvé des impuretés dans la nouvelle formule du Levothyrox, estime que "ce pic d'impureté alerterait le moindre scientifique".

Fin de l'histoire? Pas vraiment. C'est en tout cas l'hypothèse soutenue par Jean-Christophe Garrigues, un ingénieur chimiste du CNRS à Toulouse qui, selon le site d'information Mediacités, aurait découvert "trois éléments chimiques impurs potentiellement toxiques" dans la nouvelle formule de ce médicament indiqué dans le traitement de l'hypothyroïdie.

Sur quoi le chercheur s'est-il basé? Il n'y a pas de 'nouvelle-nouvelle formule'.

Selon les chiffres officiels, quelque 31.000 patientes (sur les 2,2 millions) se sont plaintes d'effets secondaires depuis la mise sur le marché de la nouvelle formule du Levothyrox.

Pour toutes ces raisons, "le CNRS et l'université Toulouse Paul-Sabatier ont demandé l'annulation d'une conférence de presse" prévue ce matin dans leurs locaux par l'association de patients AFMT, à laquelle aurait dû participer M. Garrigues.

"En tant qu'employeur, le CNRS considère que l'agent n'a pas respecté la déontologie scientifique indispensable pour valider toute recherche", a réagi le CNRS dans un communiqué au ton inhabituellement vif. Celui-ci a effectué ses analyses en utilisant les équipements de son laboratoire sans en avoir informé sa hiérarchie.

En réaction à ces allégations, l'Agence du médicament (ANSM) a rappelé que "l'ensemble des contrôles réalisés dans (ses) laboratoires ont confirmé la bonne qualité de la nouvelle formule du Levothyrox". Au total, quatre analyses ont été conduites entre septembre 2017 et juillet 2018.

Incident diplomatique au CNRS autour de la nouvelle formule du Levothyrox.

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