Harcèlements sexuels en milieu scolaire, Serigne Mbaye Thiam charge Human Rignts Watch

Claudine Rigal
Octobre 21, 2018

Évoquant, par ailleurs, les autres facteurs entravant l'éducation des filles, Human Rights Watch indique que la pauvreté, le mariage des enfants et la violence à l'école... sont parmi les principaux facteurs qui empêchent les filles de terminer leurs études secondaires. Il est basé sur des recherches menées en juin, août, octobre et novembre 2017, et en juillet 2018, dans les régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor, ainsi que dans la capitale, Dakar, et ses environs.

Dans un rapport de 98 pages rendu public jeudi à Dakar et intitulé "+Ce n'est pas normal: Exploitation sexuelle, harcèlement et abus dans les écoles secondaires au Sénégal +", l'ONG internationale recommande notamment "une réponse plus vigoureuse" à cette problématique.

Le communiqué signale que " dans les faits, toute exploitation sexuelle, tout harcèlement et tout abus à l'encontre d'une fille, dès lors qu'ils sont portés à la connaissance de la Justice, font l'objet d'une condamnation, voire d'une radiation immédiate du coupable, s'il est agent de l'Etat ".

Cette même étude montre qu'entre 2011 et 2014, au moins 1971 cas de grosses ont été enregistrés dans écoles et que plus de 54% des jeunes mères ont abandonné l'école au cours de cette période au moment seul 15% ont repris le chemin de l'école.

Le texte souligne aussi que les disciplines comme les Sciences de la Vie et de la Terre et l'Economie familiale prennent en charge les questions liées à la protection de l'enfance, à l'éducation à la vie familiale et à la santé de la reproduction.

L'ONG lie cette recommandation au fait que selon son constat, "les établissements scolaires ne sensibilisent pas suffisamment les mineurs à la sexualité, à la santé reproductivité et à leurs droits sexuels et reproductifs".

Pour le gouvernement, il n'y a rien à garder dans le rapport de Human Rights Watch (HRW) car la démarche n'est pas scientifique et ses conclusions sont donc erronées, estime Marie Siby Faye, la porte-parole du ministère de l'Education: "Pour nous, ce rapport est faux dans la mesure où le ciblage n'est pas bon".

Le département de l'Education précise qu'il " appartient au Sénégal de définir, souverainement, le contenu des enseignements dispensés à ses apprenants, conformément à ses orientations en matière d'Education et de Formation ".

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