La bière va devenir rare et chère à cause du réchauffement climatique

Xavier Trudeau
Octobre 16, 2018

Si vous êtes amateur de bières et que le dernier rapport du Giec ne vous à pas encore convaincu de l'urgence de lutter contre le réchauffement climatique, voilà peut être l'argument qui vous fera changer d'avis: selon une étude publiée par des chercheurs de l'Université de Pékin dans la revue scientifique Nature Plants, la bière pourrait bientôt devenir un produit de luxe. Le changement climatique devrait donc rendre cette denrée plus rare et plus chère, remarque Libération.

Un des auteurs de l'étude explique que la recherche sur la bière se veut une façon d'illustrer les impacts qu'auront les changements climatiques sur notre vie quotidienne.

Or, l'orge réservée à la production de bière est celle de meilleure qualité, soit 20 % de l'orge mondiale.

Si le réchauffement se poursuit au rythme actuel, les événements majeurs (sécheresse + vague de chaleur d'une sévérité historique) frapperont au cours de ce siècle une des grandes régions de culture au moins une fois par an, entraînant une chute de 16% de la production mondiale de bière. Le prix du breuvage pourrait alors doubler à la suite de ces crises.

Certains pays seront particulièrement touchés, note l'étude. Dans le top 20 des régions consommatrices (par habitant) figurent aujourd'hui les pays européens, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, l'Australie.

Dans un monde où le climat promet aussi de réduire la productivité et la valeur nutritionnelle du blé, du maïs ou encore du riz, l'orge pourrait en outre être consacrée prioritairement à des usages alimentaires.

"Le changement climatique pourrait bien réduire la disponibilité, la stabilité et l'accès aux produits +de luxe+", souligne M. Guan.

Résultat: avec moins de matière première, la production de la fameuse boisson diminuera également: "Pendant les périodes les plus extrêmes, la consommation de bière diminuera de 16%", indiquent les chercheurs. Les pays pauvres, l'Inde, l'Afrique. devront s'interroger sur leur sécurité alimentaire.

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