Le Conseil constitutionnel juge 16 recours "irrecevables" — Présidentielle au Cameroun

Claudine Rigal
Octobre 22, 2018

Pour L'Anecdote, qui ne doit pas spécialement le porter sur son cœur, "le pénalty de Kamto est en voie d'invalidation par le Conseil constitutionnel", et pour cause, toute la stratégie de réclamations, tous les montages de celui qui se présente comme envoyé par le peuple pour tirer et marquer ce coup de pied arrêté, sont en train de s'écrouler devant la barre.

L'examen des recours post-électoraux, qui se fait au Cameroun avant la proclamation des résultats, est la dernière étape avant que le Conseil constitutionnel n'indique qui est le vainqueur officiel de la présidentielle.

La scène la plus inattendue de ce contentieux a certainement été vécue ce 17 octobre. Il est l'organe régulateur des fonctionnements des institutions de la République. Le recours de Kamto Search Kamto "recevable sur la forme a été rejeté sur le fond car non fondé", a déclaré le rapporteur-conseiller, en attendant le verdict du Conseil constitutionnel.

Avec 71,28 % des voix, Paul Biya arrive en tête du décompte effectué par la Commission nationale de recensement. Le collège du candidat Mrc, Maurice Kamto, constitué de 16 avocats, a entamé les débats. Le candidat du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) engrange 503 366 voix soit 14,23%.

Trois de ces recours ont été introduits par les trois principaux candidats de l'opposition, Joshua Osih, Cabral Libii et Maurice Kamto, qui dénoncent de nombreuses irrégularités.

Alors qu'il a déposé un recours auprès de la cour constitutionnelle pour notamment réclamer la récusation d'une majorité de ses membres en estimant qu'ils étaient "partiaux", l'opposant vient de recevoir un avis défavorable.

Maurice Kamto, qui revendique la victoire à la présidentielle, avait saisi l'institution pour demander l'annulation du scrutin dans plusieurs localités de sept régions du pays. "Nous avons sorti un fichier qui est crédible, nous avons affiché les listes électorales, la liste des bureaux de vote, on a pris toutes les décisions réglementaires et légales, la décision qui constate tous les bureaux de vote, la décision qui constate les commissions mixtes locales de vote", défend d'ailleurs Erik Essoussé, directeur général des élections.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL