Le "menteur professionnel" Robert Faurisson est mort à Vichy

Pierre Vaugeois
Octobre 23, 2018

Comme le rappelle PHDN, Robert Faurisson " avait construit sa notoriété sur la négation de la réalité du génocide des Juifs, par des mensonges, des falsifications et l'ignorance totale du corpus documentaire sur l'extermination des Juifs ". Il s'est écroulé dans le couloir de son pavillon pour retraités, au retour d'un voyage en Angleterre.

Faurisson niait l'existence des chambres à gazChef de file controversé du courant négationniste français, niant l'existence des chambres à gaz dans les camps de concentration nazis, il soutenait que le génocide des juifs par les nazis était un mensonge destiné à récolter des dommages de guerre et que les déportés sont morts de maladie et de malnutrition.

A l'annonce du décès de l'antisémite, le fondateur du Front national (aujourd'hui Rassemblement national) Jean-Marie Le Pen a fait de l'homme un symbole "emblématique du recul des libertés d'expression et d'opinion" en France.

Agrégé de lettres et ancien maître de conférences en littérature contemporaine à l'université de Lyon-II, Robert Faurisson a été condamné à plusieurs reprises pour contestation de crimes contre l'humanité.

Robert Faurisson avait perdu un procès en 2007 contre Robert Badinter qui l'avait qualifié de "faussaire de l'Histoire". Faurisson contestait aussi l'authenticité du Journal de la jeune juive néerlandaise Anne Frank.

Il doit le début de sa notoriété à une tribune parue dans Le Monde, intitulée " Le problème des chambres à gaz " parue le 29 décembre 1978. Robert Faurisson a été le premier justiciable français condamné en vertu de la loi Gayssot de 1990, visant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe. Sur Twitter, la Fondation Shoah a réagi au décès de l'octogénaire: " Le négationniste Robert Faurisson est mort mais ses 'thèses' immondes vivent encore.

"L'universitaire, qui avait " soif de reconnaissance", savait " qu'en s'attaquant à ce sujet historique, un des plus tragiques du XXe siècle", il pouvait " satisfaire son goût de la provocation " et de " s'installer comme un homme public", analyse l'historienne Valérie Igounet dans " Robert Faurisson, portrait d'un négationniste " (Denoël). Il se penche sur l'histoire de la Shoah dès les années 60.

Cette consécration le rapprochera également de l'humoriste Dieudonné.

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