L'heure des premiers arbitrages a sonné — Réforme des retraites

Xavier Trudeau
Octobre 10, 2018

Ce sera un système de retraite universel qui viendra remplacer les 42 régimes actuels, dont les régimes spéciaux et le régime des fonctionnaires.

L'âge légal "à partir duquel on pourra liquider ses droits restera fixé à 62 ans", a précisé le gouvernement, confirmant une annonce de Jean-Paul Delevoye, lundi, sur Twitter. La décote existe déjà pour les retraites complémentaires. Un point de vue partagé et développé par le leader de la CGT, Philippe Martinez: "On va vous dire "vous pouvez partir à 62 ans" mais si vous n'avez pas les moyens de vivre, vous allez continuer à travailler pour avoir plus de points". Dans la réalité, l'âge minimal de départ à la retraite sera plutôt de 63 ans. Il devrait reprendre en partie les engagements d'Emmanuel Macron. C'est clair et net.

Le gouvernement travaille sur un nouveau dispositif pour inciter les Français à travailler plus longtemps. "C'est de l'hypocrisie majeure" Pour Philippe Pihet, négociateur retraites de FO, "c'est de l'hypocrisie majeure". Pour FO, l'idée de repousser d'un an l'âge effectif de départ n'est pas acceptable non plus.

Mais une idée a fait son apparition ces derniers jours, comme l'ont révélé Les Échos: l'idée de définir un "âge-pivot" qui pourrait être 63 ans. Il faudrait attendre 63 ans pour bénéficier de sa retraite à taux plein.

Si cette piste se confirmait, le principe au cœur du projet d'Emmanuel Macron selon lequel "un euro cotisé doit donner les mêmes droits pour tous" serait aussi mis à mal, sauf à partir tous au même âge.

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