L'IGPN saisie après la diffusion de deux vidéos montrant un homme empalé

Claudine Rigal
Octobre 11, 2018

Sa défense ajoute qu'il "est aujourd'hui souhaitable que les responsabilités pénales de ceux qui ont fabriqué, transporté et diffusé ces images violentes (au sein de la préfecture de police comme au sein de l'hôpital ou sur les réseaux sociaux) soient établies". La justice et l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont été saisies après la diffusion de vidéos montrant un homme empalé sur un poteau de trottoir. L'objectif est notamment de déterminer qui était présent dans la pièce, ce jeudi 27 septembre au soir.

Derrière le contenu, reste à savoir d'où viennent ces images, qui les a diffusées. Une autre vidéo, ainsi que plusieurs photographies de témoins rapprochés, montrent les secours au chevet de l'homme, dans la rue. Les investigations menées pour violation du secret professionnel, ont été confiées à l'IGPN, nous rapporte une source judiciaire. On entend toutefois une personne commenter les images de vidéosurveillance et dire qu'il est "mort à l'hôpital", sans qu'il soit possible pour le moment de le vérifier. On assiste alors à l'extraction du poteau de son corps, impressionnante, avant que le praticien ayant réalisé ce geste ne se retourne vers le téléphone qui filme pour exhiber l'objet. Qui a filmé ces images et surtout qui les a diffusées? La seconde au sein de l'Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP-HP) concernant les images de l'intervention. Outre le caractère choquant des images, c'est leur provenance qui pose question aujourd'hui, puisque, comme l'a relevé Libération, on "devine" le logo de la préfecture de police de Paris sur la vidéo, dans le coin de l'écran d'ordinateur (voir la photo ci-contre). Oh la vache! Oh putain! Ah! Il s'agirait selon Libération et RTL, de l'hôpital Beaujon, à Clichy. "Quelle horreur", glousse-t-il, avant d'ajouter en ricanant: "C'est bon, il est sauvé, du coup!". Une autre vidéo montre la victime inanimée sur un trottoir, le corps transpercé par le montant en métal.

"L'AP-HP confirme qu'une vidéo a été tournée dans un de ses hôpitaux où le patient a été amené par les pompiers", a indiqué l'institution à l'AFP, certifiant une information du journal Libération.

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