"Lyon: "Interpol annonce la démission " avec effet immédiat " de son président chinois

Claudine Rigal
Octobre 8, 2018

Après un silence radio de plusieurs jours, la Chine a daigné enfin communiquer hier sur la mystérieuse disparition du président d'Interpol, le Chinois Meng Hongwei que tout le monde recherche et qui suscite la stupéfaction de la communauté internationale. Le premier sur un réseau social avec juste la mention: "attends mon appel".

"Mme Meng indiquait également avoir récemment reçu des menaces via les réseaux sociaux et par téléphone", selon le ministère français de l'Intérieur qui s'en était dit préoccupé.

Samedi, le secrétaire général d'Interpol, l'Allemand Jürgen Stock, avait demandé à la Chine "une clarification" sur la situation du président de l'organisation qui n'a plus donné de nouvelles à sa famille depuis qu'il s'est rendu en Chine fin septembre. Puis un second message est venu comprenant seulement une émoticône signifiant une situation de danger. "Cette affaire concerne le peuple de mon pays", a-t-elle dit d'une voix tremblante, étouffant un sanglot.

Précédemment, le parquet de Lyon, ville où se trouve le siège d'Interpol, a annoncé avoir lancé une enquête concernant la disparition inquiétante de Meng Hongwei.

Grace Meng en appelle à la communauté internationale pour retrouver son mari, Meng Hongwei.

"Cette affaire relève de la justice".

"Bien que je ne puisse pas voir mon mari, nos coeurs sont toujours liés. C'est grâce à cela qu'il tiendra le coup", ajoute-t-elle.

Meng Hongwei a été élu en novembre 2016 pour quatre ans à la tête de l'organisation qui compte aujourd'hui 192 pays et permet aux polices de ses États membres d'échanger des informations.

Vendredi, le quotidien de Hong Kong en langue anglaise South China Morning Post, citant une source anonyme, avait affirmé que Meng Hongwei faisait l'objet d'une enquête en Chine et aurait été "emmené" par les autorités "dès son atterrissage" dans son pays fin septembre - en provenance de Stockholm selon des sources concordantes.

Ce n'est pas la première fois que des personnalités de haut rang de la diaspora chinoise, en France ou dans d'autres pays, manquent subitement à l'appel ces dernières années sur fond de campagne anti-corruption menée par Pékin, soupçonnée de servir en même temps de purge politique. Ce rival, Zhou Yongkang, purge actuellement une peine de prison à perpétuité après avoir été condamné en 2015 pour corruption, abus de pouvoir et divulgation de "secrets d'État".

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