Mélenchon accuse le gouvernement de "lui mener une guerre incroyable"

Claudine Rigal
Octobre 23, 2018

Une vingtaine de sociétés de journalistes (SDJ) françaises, dont celle de l'AFP, ont apporté lundi leur "soutien sans réserve" aux journalistes de Radio France, Médiapart et France 3 pris pour cible par le leader de la France insoumise (gauche radicale), Jean-Luc Mélenchon.

Notons que les perquisitions des bureaux de la France Insoumise et du domicile du Député ont été faites dans le cadre d'une double enquête sur une utilisation illégale présumée des Fonds du Parlement européen et sur des irrégularités dans la campagne présidentielle de Jean-luc Mélenchon. "Nous ne sommes pas en guerre, ni contre les médias, ni contre la justice, ni contre la police".

" Comment ne pourrais-je pas avoir le sentiment qu'il y a deux poids deux mesures quand les méthodes appliquées contre nous sont celles appliquées contre le terrorisme et le grand banditisme (...) Il y a une partie de la justice de la police et des médias qui est en guerre contre nous parce que le gouvernement l'a décidé ", a-t-il assuré dans une vidéo postée sur son profil Facebook. Une plainte contre Mediapart pour le volet vie privée n'est pas prévue à ce stade. Son audition avait été entamée vendredi, dans l'enquête sur les comptes de campagne présidentielle de La France insoumise (LFI).

La dirigeante de la société Mediascop est au cœur de cette enquête, car elle est soupçonnée d'avoir surfacturé ses prestations auprès du candidat Mélenchon, dont elle était la directrice de communication lors de la campagne de 2017. "Tout cela n'est pas digne".

"Nous n'avons jamais surfacturé". "Ils (les médias, NDLR) disent: vous avez fait des surfacturations, c'est à partir de là qu'ils montent tout leur roman". C'est très facile, il suffit de comparer les factures de M. Macron, de M. Hamon, de M. Fillon et les miennes, et comme ça vous savez tout de suite combien valent les choses.

"Un parti politique ne peut pas être perquisitionné par le biais d'une enquête préliminaire mais sur la demande d'un juge d'instruction, parce que c'est l'article 4 de la Constitution qui protège les partis politiques", a accusé Mme Le Pen, y voyant "un problème de séparation des pouvoirs".

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