Pamela Anderson enfermée dans une cage pour la cause animale — Paris

Pierre Vaugeois
Octobre 10, 2018

Des personnalités politiques, des "people" comme Pamela Anderson et des membres d'associations ont décidé de s'enfermer derrière des barreaux, place de la République, afin de dénoncer l'élevage d'animaux en cage, une pratique régulièrement pointée du doigt pour sa cruauté par les associations de défense animale. "J'adore cette initiative, car personne ne peut tenir en cage plus de deux minutes, pourtant les animaux vivent toute leur vie dans une cage", explique Pamela Anderson. "C'est inhumain. Je ne comprends pas comment des humains peuvent être aussi cruels". "Une vie en cage, c'est une vie de souffrances. Mettre fin aux cages ébranlera un élevage industriel qui n'est ni durable, ni moralement acceptable et représente une aberration économique".

Derrière l'empilement de cagettes qui servent de pupitre, un écran géant diffuse en boucle des images d'animaux et un dessin animé pendant que des militants remettent badges et tracts aux passants.

Les signataires de la pétition se sont succédés dans trois cages. Dans l'une d'elle, une jeune femme déguisée en lapin rose a tenu une affiche affirmant qu'"en France, 69% des poules, 99% des truies et 97% des lapins sont élevés en cage".

Outre le happening, une pétition a été lancée mercredi sous forme d'une Initiative citoyenne européenne (ICE), soutenue par plus de 130 ONG telles que la Fondation Brigitte-Bardot, la SPA ou Peta. Si la pétition rencontre le succès, la Commission européenne devra prendre officiellement position, en vue d'abolir l'utilisation des cages.

"La question de l'élevage industriel était la pièce manquante qui a permis de voir de l'intérieur la souffrance animale", a ainsi estimé M. Jadot, tête de liste EELV aux élections européennes.

Olivier Falorni, député parti radical de gauche, quant à lui, appelle à sortir de "l'âge de fer" que symbolise "ces élevages où les animaux sont enfermés à vie dans des conditions souvent abominables".

"Pourquoi ce gouvernement a choisi la lâcheté, la médiocrité face à une attente forte, exigeante des citoyens et des consommateurs?" Anne-Laurence Petel (LRM), fait quant à elle valoir une différence d'appréciation. On n'a pas aujourd'hui de majorité à l'Assemblée nationale qui porte la cause animale. "On peut faire autrement, d'autres pays européens nous montrent la voie".

L'objectif est largement faisable si l'on en croit l'Eurobaromètre de la Commission européenne de 2016 qui, comme le rappelle Libération, assurait que 89 % des citoyens interrogés veulent une législation européenne pour garantir le bien-être des animaux élevés à des fins commerciales. "Il faut signer la pétition", a répété Mme Anderson avant de quitter la scène.

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