Salvini menace de fermer les aéroports pour contrer les "charters de migrants"

Claudine Rigal
Octobre 8, 2018

Selon les premières informations, un premier avion pourrait ainsi arriver d'Allemagne, et ce, dès mardi prochain.

Face à l'ampleur de la polémique, les autorités allemandes ont finalement démenti dimanche avoir ce projet.

En effet, il y a quelques jours, le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, a assuré que si Berlin venait à mettre en place les accords de Dublin en envoyant par "charters" des migrants en Italie, ce dernier fermerait les aéroports.

"Si quelqu'un, à Berlin ou à Bruxelles, pense débarquer en Italie des dizaines de migrants avec des vols charters non autorisés, qu'il sache qu'il n'y a pas et il n'y aura pas d'aéroport disponible. Nous fermons les aéroports comme nous avons fermé les ports", a écrit dimanche sur son compte Twitter le ministre, qui est également le chef de la Ligue (extrême droite).

Tout a en fait débuté après que l'agence de presse allemande DPA ait assuré que des vols charter vers l'Italie étaient actuellement en préparation du côté de Munich. Ces derniers obligent les migrants à déposer leur demande d'asile dans le premier pays européen où ils sont enregistrés.

L'Allemagne, politiquement sous tension sur la question des migrants depuis l'afflux de plus d'un million de demandeurs d'asile depuis 2015, s'efforce de conclure des accords bilatéraux de reconduite avec le plus grand nombre possible de pays de l'UE. Conservateur, le ministre de l'Intérieur, Horst Seehofer, n'hésite pas à s'imposer comme la véritable figure de contestation et souhaite une immigration réduite et contrôlée. Salvini avait démenti le lendemain, exigeant de nouvelles concessions de la part de l'Allemagne, rappelle Reuters.

Le ministre italien avait alors expliqué qu'il avait reçu des assurances de la part de l'Allemagne que pour chaque migrant renvoyé en Italie les autorités allemandes accepteraient un demandeur d'asile en Italie.

Ils concernent les migrants ayant déjà déposé une demande dans un autre pays de l'UE ou étant entrés en Europe par un de ces pays.

Seehofer a appelé la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil italien Giuseppe Conte à intervenir pour sortir de l'impasse.

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