Un condamné à mort obtient un sursis la veille de son exécution

Claudine Rigal
Octobre 13, 2018

Un Américain, condamné à mort pour un double meurtre, a saisi la justice mercredi pour être exécuté sur la chaise électrique et non avec un cocktail létal controversé.

Edmund Zagorski âgé de 63 ans avait été condamné à mort en 1984 après avoir donné la mort à deux hommes.

Lundi, il a demandé à mourir par électrocution, mais les services correctionnels du Tennessee ont rejeté sa requête. Cette procédure s'inscrivait dans un ensemble de recours intentés par ses avocats ces derniers jours.

Ils espèrent que le tribunal suspende son exécution ou qu'il oblige les autorités de l'État à utiliser la chaise électrique, un "moindre mal", selon eux.

Selon elle, l'injection létale est une vraie "torture", et cause "10 à 18 minutes d'une sensation de noyade, d'étouffement et de vive brûlure", alors que la chaise électrique, si elle est bien utilisée tue en "15 à 30 secondes".

Avant 1999, les personnes condamnées à la peine capitale dans le Tennessee pouvaient choisir entre les deux méthodes.

"Il est inadmissible que l'État refuse au prisonnier de choisir la méthode de son exécution qui est un droit légal", a estimé une de ses avocates Kelley Henri, dans un communiqué transmis mercredi à l'AFP. Son exécution devait avoir lieu jeudi soir à Nashville, dans le Tennessee, au sud des États-Unis, mais une cour d'appel a ordonné de suspendre la procédure pour avoir le temps d'examiner un recours.

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