Une attaque "terroriste" dans un collège fait au moins 18 morts — Crimée

Claudine Rigal
Octobre 17, 2018

Selon lui, "l'auteur de l'attaque s'est suicidé".

L'auteur, élève de l'établissement, s'est suicidé.

Un responsable du Comité national antiterroriste, Andreï Prjedomskikh, avait d'abord évoqué un "premier bilan (de) 10 morts" à la télévision Rossiya 24, ajoutant lui aussi que "50 personnes ont été blessées".

Les élèves tués dans l'attaque d'un collège technique en Crimée l'ont été par balles, a annoncé le Comité d'enquête russe, qui avait jusqu'à présent seulement évoqué l'explosion d'un " engin non identifié ". "La plupart des victimes sont des adolescents", a-t-il indiqué dans un communiqué. Un précédent bilan faisait état de 13 morts.

Au moins 18 personnes ont été tuées et 47 autres blessées, ce mercredi, dans l'attaque qui a touché un collège technique à Kertch, une ville de la péninsule de Crimée annexée par la Russie, a annoncé le Premier ministre de Crimée.

Le Comité d'enquête russe, cité par les agences de presse, a indiqué avoir ouvert une enquête. J'ai entendu des tirs au premier étage. Ensuite, il y a eu une puissante explosion mais heureusement j'étais déjà dehors. Sur les réseaux sociaux, plusieurs images de l'auteur de l'attaque ont été publiées: il apparaît lourdement armé, vêtu d'un pantalon noir et d'un tee-shirt blanc.

Les premières images de télévision montrent les secours emportant des victimes dans des ambulances improvisées. Les victimes "ont été emmenées dans des transports en commun, dans des bus, en ambulance".

Selon le site de l'établissement, le collège technique de Kertch accueille des adolescents âgés de 15 à 17 ans. Des gens sont morts, il y a eu beaucoup de blessés. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré aux journalistes que le président russe Vladimir Poutine avait présenté ses condoléances aux proches des victimes. Le ministère des Situations d'urgence russe a déclaré l'état d'urgence à Kertch et a annoncé sur son compte Twitter l'envoi sur place de trois hélicoptères avec du personnel médical et d'un avion.

Trois jours de deuil seront observés dans la péninsule, ont indiqué les autorités. Cette affaire réveille en Russie le douloureux souvenir de Beslan, en Ossétie du Nord, où une prise d'otages par un commando tchétchène en 2004 avait fait plus de 330 morts, dont 186 enfants après l'assaut des forces russes.

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