Une personne contaminée par le virus du Nil dans les Pyrénées-Orientales

Evrard Martin
Octobre 23, 2018

En cause? Le virus du "West Nile", aussi appelé "virus du Nil occidental", transporté par les moustiques et qui peut se transmettre par transfusion sanguine, rapporte Le Parisien lundi.

Le don de sang est restreint pour les personnes qui ont séjourné au moins une nuit dans le sud de la France où sévit le virus du Nil occidental et les donneurs y résidant sont testés, selon l'Etablissement français du sang.

"Le premier cas humain a été détecté début août, initialement dans les Alpes-Maritimes", puis des cas ont été également identifiés "dans le Vaucluse, puis la Corse, les Bouches-du-Rhône et le Var. Et la semaine dernière un cas a été détecté dans les Pyrénées-Orientales" précise-t-il à l'AFP.

Pour comprendre la complexité de la situation, il faut savoir que ce virus est transmis par le moustique, lui-même contaminé par des oiseaux.

L'Etablissement français du sang (EFS) demande aux personnes ayant séjourné dans plusieurs départements de ne pas faire de don pendant 28 jours, précise ce dimanche soir Le Parisien.

Comment attrape-t-on le virus du Nil occidental et où sévit-il?

Il a été décelé en France pour la première fois en 1962.

Il n'existe aucun risque de transmission d'homme à homme par contact.

L'infection au West Nile est transmise par les moustiques les plus communs (Culex) qui se contaminent en piquant des oiseaux sauvages infectés. Une personne a développé suite à ce virus une maladie neurologique. Quatre personnes ont souffert d'une forme neuro-invasive du virus et ont dû être hospitalisées, précisait encore l'ARS. "La circulation du virus West Nile est plus précoce et plus importante en 2018 que les années précédentes en Europe", ajoutait l'ARS.

Dans la plupart des cas, rappelle l'ARS, l'infection humaine est asymptomatique. "Parfois, la maladie se manifeste par un syndrome grippal, avec de la fièvre, des céphalées, voire des douleurs musculaires et, plus rarement, par une éruption cutanée ". Pour les quelques cas Il s'agit alors de complications neurologiques graves.

D'abord parce que les collectes continuent presque normalement dans le Sud. "A ce jour, nous n'avons eu qu'un cas détecté par le test (chez un donneur) dans les Alpes-Maritimes (inclus dans les 24 cas) ", poursuit-il ajoutant que globalement, il n'y a " pas de problème " pour assurer l'approvisionnement en produits sanguins.

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