13 nouveaux cas, 219 décès — Ebola en RDC

Evrard Martin
Novembre 23, 2018

Conséquence, ce samedi, 16 employés de l'OMS ont été provisoirement envoyés à Goma, après qu'un obus a touché la villa qui leur sert de bureau dans cette région de la RDC.

C'est la première fois que l'OMS procède à une opération d'évacuation depuis la déclaration de l'épidémie d'Ebola le 1er août dans la région dangereuse de Beni. "Nous avons déjà vaincu 9 épidémies d'Ebola dans notre pays, nous viendrons à bout de cette 10ème éruption de cette maladie", a-t-il affirmé avec conviction. "C'est pour des raisons thérapeutiques que les 16 agents ont été évacués dans la ville de Goma après qu'une bombe ait été lancée sur leur résidence" a déclaré Michel Yao, incident manager de l'OMS basé à Beni. "C'est une villa à deux niveaux et le staff s'était réfugié en bas". La vaccination a été suspendue, mais des équipes sont toujours sorties de la communauté pour suivre certains des cas potentiels, pour se rencontrer et pour s'assurer qu'ils se portent bien, ainsi que pour amener les personnes malades dans des centres de traitement a fait savoir l'OMS, précisant que dimanche, toutes les activités ont été relancées, y compris la vaccination.

Vendredi soir, les Casques bleus de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) ont repoussé une nouvelle offensive attribuée au groupe armé ADF "après plusieurs heures d'affrontements" dans le quartier Boikene, à l'entrée nord de Beni, selon le bulletin quotidien du ministère de la Santé.

Les affrontements de vendredi soir se sont soldés par deux maisons et une voiture incendiées à une centaine de mètres d'un des hôtels occupés par les équipes anti-Ebola, d'après un correspondant de l'AFP.

Le député national Borris Maelezo a appelé lundi la population à faire confiance au gouvernement face à la "situation préoccupante" qui prévaut dans le territoire de Beni au Nord-Kivu où depuis 2014 des présumés rebelles terroristes ougandais des ADF massacrent des paisibles citoyens et contraignent des paysans à abandonner leurs champs et villages. En début de semaine, la représentante des Nations unies au Congo, Leïla Zerrougui, s'était déclarée "de plus en plus alarmée" par la situation à Beni, en s'inquiétant de la situation sécuritaire qui menace la tenue des élections en de nombreuses régions de l'est du pays.

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