Emmanuel Macron dénonce l'"emballement" autour de l'affaire Benalla

Claudine Rigal
Novembre 8, 2018

"Une " excitation collective " sur la " faute " d'un homme, mais pas " d'affaire d'État ".

"Interrogé par Nikos Aliagas sur l'affaire Benalla en exclusivité sur Europe 1, mardi, Emmanuel Macron a récusé toute " affaire d'État " après les révélations sur les agissements du chargé de mission, que l'Élysée n'a pas " dissimulés ".

Ancien conseiller de l'Elysée, Alexandre Benalla a déclenché une tempête politico-judiciaire en France après avoir été filmé en train de violenter un couple de manifestants en marge du défilé du 1er mai à Paris. Je ne savais même pas qu'il était observateur, mes équipes le savaient, mais il a outrepassé ses fonctions. "La situation de Benalla vous (les médias, NDLR) a peut-être empêché de faire autre chose et parler d'autre chose mais pas moi, attaque le président de la République. Rien du tout", a-t-il insisté. "Quelle affaire d'Etat? (.) Il n'y a jamais eu de milice privée à l'Elysée, contrairement à ce qui a pu être écrit".

Emmanuel Macron a aussi appelé à "l'indulgence, y compris à l'égard de ceux qui ont commis des fautes".

Et de regretter "l'emballement" suscité par cette affaire, ainsi que le traitement réservé à Alexandre Benalla: "Mérite-t-il d'être traité comme le plus grand criminel en liberté? Il faut penser que les gens ont leur vie, leur famille", a plaidé le chef de l'Etat.

Outre les violences en réunion, Alexandre Benalla est aussi mis en examen pour "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique", "port public et sans droit d'insignes réglementés", "recel de détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection" et "recel de violation du secret professionnel".

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