En janvier, ces médicaments qui pourraient vous coûter plus cher — Santé

Evrard Martin
Novembre 26, 2018

Acheter du Spasfon, des sirops pour la toux, des somnifères, ou d'autres médicaments de la vie courante vous coûtera peut-être bientôt plus cher.

Or, à partir de 2019, la somme de ces " honoraires de dispensation " ne sera plus fixe mais variable, selon le médicament.

Depuis 2015, les pharmaciens reçoivent des "honoraires de dispensation" sur la vente de certaines boîtes de médicaments, afin de compenser la baisse de leur marge sur les médicaments remboursables. En cause, une réforme de 2017 qui va en partie entrer en vigueur à cette date et qui concerne les " honoraires de dispensation " perçus par les pharmaciens, explique Le Parisien.

"Les honoraires vont évoluer en fonction de l'âge du patient et de la complexité du traitement". "L'Assurance maladie nous l'a confirmé lors d'une réunion de travail le 14 novembre: si leurs contrats ne prévoient pas de rembourser les médicaments à 15% ou 30%, les complémentaires santé ne participeront pas aux honoraires du pharmacien", assure au Parisien Philippe Gaertner, président de la FSPF (Fédération des syndicats pharmaceutiques de France).

En effet, l'Assurance-maladie continuera (pour l'instant) de rembourser les deux tiers des honoraires des pharmaciens.

L'année prochaine, les mutuelles ne seront plus forcément obligées de payer les honoraires des pharmaciens, qui se retrouveronnt donc à la charge du client. Vu que les complémentaires santé ne le prendront plus en charge, le patient devra payer un tiers de cette somme, soit 1,36 euro, plus le prix de la boîte à 2,63 euros, soit 3,99 euros.

Prenons l'exemple du Stilnox, un somnifère.

Pour le Stilnox, le patient paiera donc moins cher s'il achète son traitement sans ordonnance. Mais en 2019, la rémunération de ce médicament pour le pharmacien sera de 4,08 euros. Soit 1,23 euro de plus que le prix du médicament non remboursé.

C'est tout le paradoxe de cette réforme: certains médicaments coûteront moins cher s'ils ne sont pas remboursés. Le patient "aura donc intérêt à ne pas le faire", explique Philippe Gaertner au Parisien. Dans ce cas, les officines seront perdantes.

Nous pensons et nous souhaitons que les complémentaires santé feront marche arrière, sous la pression des patients.

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