Exécution à la chaise électrique, un première depuis 2013 — USA

Claudine Rigal
Novembre 4, 2018

A l'injection létale, Edmund Zagorski a préféré l'exécution sur la chaise électrique.

Nashville, le vendredi 2 novembre 2018 - Ces dernières années, l'exécution capitale par injection létale, saluée par ses défenseurs comme le summum de l'humanité en la matière a montré ses limites et les nombreuses défaillances de cette méthode de mise à mort ont régulièrement alimenté la chronique. Son avocate, Kelley Henry, en dévoile les détails juste après la mort de son client, qui s'était battu pour échapper au châtiment suprême.

Sœur Hélène Prejean, figure de la lutte contre la peine de mort aux États-Unis, auteur du livre La dernière marche: une expérience du couloir de la mort, a déclaré sur Twitter être persuadée que la peine de mort serait abolie "un jour" aux États-Unis: "Un jour, tous les instruments de morts de ce pays - la chaise électrique, les chambres à gaz et les injections létales - seront exposés dans les musées". Par ailleurs, elle a décrit comment son corps avait été sanglé pour éviter qu'il ne se dresse pendant l'électrocution. Face à ces explications, les magistrats ont accepté la demande du condamné qui a donc reçu un choc violent avec le courant électrique.

A ajouté l'avocate, précisant que des éponges imbibées d'eau salée avaient été placées sur ses chevilles pour faciliter le passage du courant.

L'exécution par chaise électrique a été progressivement abandonnée après que des exécutions eurent mal tourné. Edmund Zagorski, 63 ans, avait choisi cette méthode d'exécution plutôt que l'injection létale. Certains condamnés mettent parfois de longues minutes à mourir après la piqûre, comme en 2014 quand un détenu de l'Oklahoma est décédé d'une crise cardiaque au bout de 40 minutes et non des effets de l'injection. Ainsi, alors qu'Edmund Zagorski avait finalement préféré la chaise électrique, le gouverneur de l'Etat, Bill Haslam, lui avait accordé un répit. En effet, il était nécessaire de laisser aux services pénitenciers le temps de préparer la chaise électrique. Il avait dû être testé le 12 octobre dernier.

En optant pour la chaise électrique, Edmund Zagorski avait argué ne pas être favorable pour autant à l'électrocution.

Je ne veux pas être soumis à la torture de l'injection.

Je considère que l'injection létale et l'électrocution violent toutes les deux mes droits.
Une demande rejetée par les juges.

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