"Gilets jaunes" à Bruxelles: Première manifestation émaillée d'incidents dans la capitale

Xavier Trudeau
Novembre 30, 2018

Des poteaux arrachés, des véhicules de police brûlés, renversés, 60 personnes interpellées et un journaliste empêché de filmer en direct: la manifestation gilets jaunes de ce vendredi 30 novembre a dégénéré. Un mineur arrêté fait aussi l'objet d'une procédure judiciaire. Alors que la manifestation a débuté de façon assez calme, les choses ont commencé à s'échauffer en début d'après-midi.

Il s'agit d'informations "parcellaires" mais "vu l'actualité en cours, nous ne pouvons communiquer qu'un bilan provisoire à ce stade", précise pour sa part le parquet de Bruxelles.

Selon la police, les forces de l'ordre ont essuyé des jets de projectiles. Les perturbations sur la Petite Ceinture et dans le Quartier Européen sont terminées, selon Bruxelles Mobilité.

Les forces de l'ordre ont répliqué en faisant usage de canons à eau pour tenter de les disperser.

Ilse Van de keere avance que les policiers n'ont fait que riposter aux manifestants, mais certains participants attribuent l'origine des troubles à la police: "Il n'y avait aucun débordement quand ils ont fait intervenir les autopompes", estime un des manifestants.

"Michel, démission!", ont scandé les manifestants rassemblés au carrefour Arts-Loi, non loin du bureau du Premier ministre. "C'est un carnage. Je suis d'accord avec les casseurs, car c'est la police qui a commencé. (.) Ils se permettent de gazer des femmes et des enfants, alors que ce sont les citoyens qui les paient".

"Pas d'impunité pour les violences inadmissibles à #Bruxelles. Les casseurs et les pilleurs devront être sanctionnés", a affirmé le chef du gouvernement fédéral sur le réseau social.

Le Premier ministre, le libéral francophone Charles Michel, et le ministre de l'Intérieur, le nationaliste flamand Jan Jambon, ont dénoncé sur Twitter les violences à l'égard de la police, imputées à des "casseurs".

Interrogé par la chaîne francophone RTBF, le bourgmestre (maire) de Bruxelles Philippe Close a prévenu un peu plus tôt que toute personne continuant à manifester serait arrêtée.

Une manifestation avait initialement été annoncée au départ du Parc du Cinquantenaire, vers 12h ce vendredi. La situation a escaladé jusqu'à des échanges particulièrement violents: des images partagées sur les en direct sur les réseaux sociaux font état de deux véhicules de police renversés, d'un autre en feu, et de poteaux arrachés par les manifestants.

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