Ils voulaient frapper en pleine mobilisation des "gilets jaunes" — Terrorisme

Claudine Rigal
Novembre 20, 2018

Selon Le Parisien, les enquêteurs de la Sous-Direction antiterroriste (SDAT), qui estiment que les concernés avaient l'intention de "frapper", sont intervenus à la suite de l'interception d'un SMS pour le moins évocateur: "ça va saigner le 17 novembre".

Quatre personnes, mises en examen samedi, sont suspectées d'avoir envisagé de commettre un attentat le 17 novembre, alors que les forces de l'ordre étaient mobilisées sur les rassemblements des "gilets jaunes".

Ces suspects, interpellés dans le cadre d'une enquête préliminaire du parquet de Paris, ouverte le 31 août et visant "des velléités de départ en zone de djihad et l'évocation imprécise d'un projet de passage à l'acte violent", ont été mis en examen samedi par des juges d'instruction pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, selon cette source. Mardi dernier, trois des suspects, deux frères de 23 et 35 ans connus pour radicalisation ainsi qu'un homme de 52 ans, ont été interpellés à Saint-Etienne, dans la Loire.

La journée de manifestations du 17 novembre a rassemblé, selon Christophe Castaner, "287.710 personnes sur 2.034 sites".

En parallèle, deux détenus ont été extraits de prison pour être placés en garde à vue.

D'après les enquêteurs, les terroristes présumés comptaient sur la mobilisation des "gilets jaunes" pour détourner l'attention des forces de l'ordre.

Le mentor du groupe serait un jeune homme de 25 ans originaire de la région lyonnaise et décrit comme très radicalisé.

Le doute demeure sur la cible, qui n'est pas clairement définie, mais une arme de chasse et sept cartouches ont été retrouvées au domicile d'un des mis en examen.

Pendant leur garde à vue, les quatre suspects n'ont pas fait mystère de leur affiliation à la mouvance islamiste radicale. Un autre cherchait à se procurer une kalachnikov. L'un d'entre eux aurait même affirmé appartenir à la nébuleuse d'Al-Qaïda, un autre vouloir participer aux combats en cours au Yémen. Un ordinateur, plusieurs tablettes et une clé USB contentant de la documentation pro-Daech ont également été trouvés lors des perquisitions.

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