L214 dénonce dans une vidéo les "pratiques cruelles" d'un abattoir — Indre

Xavier Trudeau
Novembre 3, 2018

Après s'être indigné des conditions d'élevage de cochons dans une exploitation de Charente, L214 a publié une nouvelle vidéo.

Les images, relayées par Le Figaro, ont été tournées sur trois jours entre la fin du mois d'août et mi-septembre, pendant 19 heures au total.

Dans cette vidéo, on peut voir " des animaux, déjà suspendus par une patte, [qui] sont saignés alors qu'ils sont pleinement sensibles et conscients: aucun contrôle de sensibilité n'est effectué après l'utilisation du matador (pistolet à tige perforante) censé étourdir les animaux ". L214 dénonce "de nombreuses violations de la loi encadrant les conditions de mise à mort des animaux" dans cet abattoir de 17 employés, "certifié bio".

La communauté de communes La Châtre et Sainte-Sévère, qui gère l'infrastructure, affirme avoir tout juste recruté une "personne responsable de la qualité pour faire évoluer nos pratiques". Des bovins commencent à être découpés alors qu'ils sont encore vivants, décrit un communiqué de l'association. L'association de défense des animaux a porté plainte ce samedi auprès du procureur de la République de Châteauroux pour maltraitance et sévices graves après des images filmées dans l'abattoir du Boischaut, dans l'Indre. Un chevreau ayant essayé de s'enfuir à plusieurs reprises est projeté au-dessus des autres avant d'être saigné, encore conscient, faute d'étourdissement efficace. "Un employé transperce la patte d'un autre chevreau pour le suspendre avant même de le tuer", raconte encore l'association. Une fois assommés, les bovins tombent dans le sang et les excréments des animaux abattus avant eux. "Entre deux saignées, le salarié pose son couteau à même le sol, à l'encontre des règles d'hygiène les plus élémentaires". Et de dénoncer "les carences des services vétérinaires qui permettent la persistance de ces actes", alors que l'inspection des abattoirs de boucherie avait classé l'établissement "non conforme" aux réglementations nationales en matière de protection animale en 2016, rappelle BFM-TV. Rien ne semble vraiment avoir changé deux ans après. "Nous sommes conscients que ce métier d'abatteur, très difficile, doit évoluer, réagit François Daugeron, président de la communauté de communes de La Châtre, après avoir vu cette vidéo".

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