La Bourse de Paris ouvre en recul

Xavier Trudeau
Novembre 10, 2018

Les investisseurs semblent revenir à davantage de prudence, après avoir fait grimper les indices, soulagés par le résultat des élections américaines de mi-mandat marquées par la prise de contrôle des démocrates à la Chambre des représentants tandis que le Sénat restait ancré du côté républicain.

L'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones, a perdu 0,8%, à 25 989,30 points, et le NASDAQ, à forte coloration technologique, a lâché 1,7%, à 7406,90 points.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,5% environ pour le Dow Jones et le S&P-500 et de plus de 0,8% pour le Nasdaq.

Une série de résultats trimestriels décevants pénalise également la tendance européenne. C'est le cas par exemple de Rubis qui chute de 14,88%, s'acheminant vers sa plus forte baisse en une séance depuis 1993. Kering perdait 2,92% à 395,40 euros, LVMH 2,53% à 264,15 euros et Hermès 1,63% à 487,90 euros.

Le calendrier économique du jour comporte quelques indicateurs (prix à la production aux Etats-Unis, confiance des consommateurs du Michigan, .) susceptibles d'inverser la tendance.De bonnes nouvelles pourraient pousser le CAC 40 en direction de sa première résistance à 5145 points.

JCDecaux: le géant de l'affichage publicitaire français a annoncé une hausse de 6,2% de son chiffre d'affaires au troisième trimestre sur un an à 867,7 millions d'euros et prévoit une croissance organique de ses ventes annuelles de 4,5%.

Edenred: la société française de services prépayés, maison mère de Ticket Restaurant, a annoncé l'acquisition de l'entreprise américaine Corporate Spending Innovations (CSI), spécialisée dans les moyens de paiement, pour un montant de 600 millions de dollars (523,6 millions d'euros).

L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro se replie de 0,69%, le FTSEurofirst 300 cède 0,51% et le Stoxx 600 perd aussi 0,51%.

Les cours du brut restent orientés en baisse, toujours pénalisés par les craintes de surabondance de l'offre dans un contexte de possible ralentissement à venir de la demande.

Le baril de brut léger américain (WTI) accuse désormais un repli de plus de 21% par rapport à son pic à 76,90 dollars touché début octobre, ce qui traduit un marché baissier ("bear market").

Ce climat pourrait encourager la Banque centrale américaine (Fed), chargée de surveiller l'inflation, à adopter une position plus agressive sur ses hausses de taux, renchérissant d'autant plus les coûts d'emprunt pour les ménages et les entreprises.

Le sterling perd, quant à lui, 0,21% face au dollar et n'a pas réagi à l'annonce d'une croissance conforme aux attentes de l'économie britannique au troisième trimestre.

Le cours du cuivre a touché un plus bas d'une semaine et les autres métaux industriels comme le nickel et le zinc sont en baisse en raison des inquiétudes liées au resserrement des taux d'intérêt américains et au nouveau ralentissement de l'indice des prix à la production en Chine.

Le Brent perd plus de 1,8% et retombe sous la barre des 70 dollars pour la première fois depuis sept mois.

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