Le permis de conduire assoupli pour les diabétiques

Evrard Martin
Novembre 11, 2018

Jusqu'à aujourd'hui, les diabétiques devaient déclarer leur maladie à l'auto-école et passer une visite médicale auprès d'un médecin agréé.

Cette annonce a été faite à l'occasion d'une conférence de presse qui présentait 15 propositions provenant des États généraux du diabète mis en œuvre par la FFD pour faire en sorte d'améliorer la vie quotidienne des personnes souffrant de diabète.

Toutefois, avec la nouvelle réforme, si la visite avec le médecin traitant conclut à une incertitude quant à la capacité à conduire, la personne diabétique devra passer une visite médicale auprès du médecin agréé.

Jusqu'à présent, les diabétiques qui passaient leur permis de conduire devaient informer l'auto-école de leur pathologie et avoir l'agrément d'un médecin de la préfecture de police. Le permis n'était attribué que pour une période limitée à cinq ans, sous réserve de l'aval de ce médecin.

L'accord passé le mardi 6 novembre entre la Fédération, la Sécurité routière, le ministère de l'Intérieur et celui de la Santé se traduira prochainement par une circulaire pour entrer en application. Au bout de 5 ans, le patient doit revoir son médecin traitant, qui jugera s'il est apte à conserver son permis de conduire. Cette visite médicale est imposée aux diabétiques (mais également aux personnes atteintes d'affections neurologiques ou cardio-vasculaires) depuis 2005.

Les malades du diabète ne seront plus obligés d'obtenir l'avis d'un médecin agréé par la préfecture, mais pourront demander directement l'accord de leur médecin traitant.

Le docteur Jean-François Thébaut, membre du Conseil d'administration de la Fédération, appelle les médecins à "se responsabiliser" pour trancher eux-mêmes.

"Le statut de travailleur handicapé peut être un frein", a souligné M. Raymond. La Fédération défend l'élaboration d'un statut "intermédiaire ", qui permettrait par exemple au salarié diabétique d'aller à ses rendez-vous médicaux avec une compensation pour l'employeur.

Pour rappel, dans l'hexagone, plus de 3 millions d'individus suivent un traitement lié au diabète, dont 90 % de type 2, dont les raisons sont génétiques, mais aussi liées au mode d'alimentation et la sédentarité.

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