Macron "assume parfaitement" la hausse de la taxation — Carburants

Xavier Trudeau
Novembre 5, 2018

"Je suis particulièrement sensible à la colère de ceux qui doivent se déplacer pour travailler". "C'est pourquoi je souhaite qu'on trouve des solutions innovantes, avec les territoires, pour accompagner cette transformation". "J'ai demandé au gouvernement de voir comment nous pouvons accompagner cela", a-t-il dit. "Mais j'ai été élu sur un projet clair, sans ambiguïté et j'aurai des comptes à rendre pour longtemps ", dit-il".

En difficulté sur le volet social de sa politique, Emmanuel Macron juge "normale" la colère des Français, alors que 3 Français sur 4 déclarent soutenir la journée d'actions du 17 novembre contre le carburant cher.

"Nous serons mobilisés aux côtés des Français car nous comprenons leur exaspération mais nous n'appelons pas aux blocages", a précisé Laurence Sailliet au nom de LR.

Emmanuel Macron dit comprendre la réaction des Français car depuis des décennies "on nous a expliqué qu'il fallait acheter du diesel et maintenant c'est le contraire".

" J'assume parfaitement que la fiscalité due au diesel soit au niveau de celle de l'essence et je préfère la taxation du carburant à la taxation du travail", souligne le chef de l'État dans cet entretien réalisé dimanche avant d'entamer un périple présidentiel inédit à travers l'est et le nord de la France pour célébrer le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Le président de la République assume également sa " part de responsabilité ".

"Les mêmes qui râlent sur la hausse du carburant, réclament aussi qu'on lutte contre la pollution de l'air parce que leurs enfants souffrent de maladies", ajoute le président de la République, qui estime que "la hausse du prix à la pompe qu'on constate aujourd'hui est liée à 70 % à celle des cours du pétrole".

"Pour accélérer la mutation, nous créons une prime de 1.000 à 2.000 euros y compris sur l'achat d'occasion, pour inciter à aller vers des véhicules moins polluants".

Dans deux entretiens accordés dimanche à la presse régionale, Emmanuel Macron a annoncé vouloir défiscaliser l'aide de 20 euros par mois accordée par le conseil régional des Hauts-de-France aux habitants qui sont contraints de faire plus de 30 km en voiture par jour pour aller travailler.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL