Midterms aux États-Unis: ça passe ou ça casse pour Trump

Claudine Rigal
Novembre 6, 2018

Le président américain, comme ses prédécesseurs, devrait gouverner à l'aide de décret et sans vote de lois, limitant ses réformes.

Les élections de mi-mandat se tiennent mardi 6 novembre aux États-Unis: les Américains sont appelés à renouveler l'intégralité de la Chambre des représentants, un tiers du Sénat, une partie des gouverneurs, sans compter la ribambelle d'élections locales dans les états.

Pour Oddo BHF, " le Sénat étant la référence pour les nominations à des postes exécutifs et le contrôle de la politique étrangère, Donald Trump pourrait garder de larges marges de manœuvre dans ces domaines.

À quelques heures d'un scrutin décisif qui influencera forcément sur le bon déroulement ou non de sa politique au cours des années à venir, le président américain Donald Trump a présenté ses excuses.

Signe du grand intérêt suscité par ces élections: déjà plus de 30 millions de bulletins avaient été déposés lundi dans les Etats permettant le vote anticipé ou par procuration, selon les médias américains, soit bien plus que les quelque 22 millions enregistrés avant le jour du vote lors d'élections comparables en 2014. Mais il martèle que le scrutin sera un référendum sur sa présidence.

Les sondeurs donnent l'avantage aux démocrates pour la Chambre des représentants, où ils doivent ravir 23 sièges aux républicains pour prendre la majorité. La vie politique à Washington s'annonce délétère avec le vote de procédure contre l'administration Trump à la Chambre des représentants qui sera rejeté par le Sénat Républicain...

Sur les 35 sièges en jeu, les sénateurs sortants les plus en difficulté sont des démocrates élus dans le Dakota du Nord, l'Indiana, le Montana et le Missouri. Les Etats-Unis pourraient donc se retrouver, le 3 janvier 2019, avec un 116e Congrès divisé. Les élections de mi-mandat sont traditionnellement délicates pour le président en place.

"Si les démocrates perdent ces élections, il n'y aura plus aucun contre-pouvoir" face à Donald Trump, a confié, très inquiet, à l'AFP un habitant du New Jersey, Jonathan Fritz.

Conquérir ce bastion républicain est un rêve démocrate depuis des années.

"C'est à nous de jouer", a-t-il lancé à ses partisans lors d'un rassemblement à Houston.

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