Tarifs de l’électricité : très forte hausse en vue pour février

Xavier Trudeau
Novembre 29, 2018

Inscrite dans la loi Nome (Nouvelle organisation du marché de l'électricité) votée en 2011, cette obligation légale de revendre à ses concurrents une partie de sa production nucléaire à un tarif négocié (42 €/MWh) avait pour but d'éviter une distorsion de concurrence.

C'est une hausse dont l'exécutif se serait bien passé. Ce dispositif, l'Arenh (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique), fonctionne comme un partage de "rente" de l'électricité nucléaire, généralement moins chère que le prix de gros du marché.

Résultat, selon la CLEE, association de consommateurs industriels et tertiaires d'électricité, citée par Le Parisien, l'inadéquation entre l'offre d'EDF et la demande des fournisseurs pourrait aboutir à un surcoût de 1,05 milliard d'euros pour les consommateurs en 2019 et 1,55 milliards en 2020.

12 euros de plus en 2019 sur votre facture d'électricité et même 17 euros en 2020.

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) doit prochainement transmettre à Bruno Le Maire et François de Rugy, respectivement ministre de l'Economie et ministre de la Transition écologique, sa proposition sur l'évolution des tarifs réglementés de l'électricité le 1er février. Et c'est une hausse de 3 à 4% qui devrait s'appliquer à plus de 25 millions de foyers français selon l'Opinion. Mais le Conseil d'État avait alors estimé que cela privilégiait EDF au détriment de la concurrence et annulé cette décision, entraînant une surfacturation à retardement pour les ménages.

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