Yohann Nédélec, maire du Relecq-Kerhuon, refuse l'invitation d'Emmanuel Macron

Xavier Trudeau
Novembre 21, 2018

Les questions portaient non seulement sur l'état d'esprit des maires, mais également sur leurs relations avec l'intercommunalité et leur position vis-à-vis des grandes réformes engagées par l'État. La phrase avait été prononcée par Emmanuel Macron le 23 novembre 2017, à l'occasion du 100e Congrès de l'Association des maires de France (AMF).

Emmanuel Macron a décidé de recevoir la semaine prochaine à l'Elysée plusieurs centaines de maires, mais il ne se rendra pas au Congrès de l'Association des maires de France (AMF) prévu le 22 novembre. Car en tête des raisons des maires qui veulent raccrocher leur écharpe: l'envie de retrouver une vie plus tranquille (71 %), se rapprocher de leur famille, etc. Vient ensuite le sentiment du devoir accompli (52 %).

Pour Dino Cinieri, Emmanuel Macron préfère inviter une centaine de Maires sous les ors de l'Elysée " plutôt que de venir à leur rencontre comme il s'y était engagé ".

" La Colère s'accumule, la manifestation des gilets jaune est l'exemple type ".

Mais certains redoutent aussi un mouvement hétéroclite, imprévisible et dont les critiques n'épargnent pas toujours les élus locaux. "Le seul message que l'on semble entendre, et qui est vraisemblablement orchestré par des forces politiques à la manœuvre, c'est l'idée du 'tous pourris'", regrette-t-il.

L'âge du maire est un élément déterminant dans la décision d'abandonner tout mandat.

Les élus ont enfin été interrogés sur la baisse des dotations de l'État et leur manière d'y faire face.

Le Congrès de l'Association des maires de France (AMF) s'ouvre mardi à Paris sur fond d'amertume.

Pour Dino Cinieri, Emmanuel Macron "a rompu sa promesse envers celles et ceux qui ont été élus, directement, par le peuple français dans toutes les communes de France ".

Promise en partie pendant la campagne présidentielle, la suppression de la taxe d'habitation (TH) à l'horizon 2020 va se traduire par une perte pour les communes estimée à 26,3 milliards d'euros selon un rapport parlementaire remis début mai au Premier ministre.

"Le président de la République a reculé parce qu'il craint la réaction des maires. Quand un président de la République a peur d'une écharpe tricolore, c'est qu'il y a quelque chose de vicié dans la République française", a attaqué ce lundi le maire de Chalon-sur-Saône et porte-parole LR Gilles Platret.

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