Castaner invite à l'annulation de la marche pour le climat prévue samedi

Claudine Rigal
Décembre 6, 2018

Les sept syndicats représentatifs de la police, sans pour l'heure avoir adopté une démarche unitaire, avaient indiqué lundi matin à l'AFP vouloir exposer à Emmanuel Macron la " gravité de la situation ".

Après trois semaines d'une mobilisation des Gilets jaunes, qui a pris un tour particulièrement violent ce week-end à Paris, le gouvernement espère que cette ouverture calmera les esprits. Sont considérés comme "raisonnables" "ceux qui ne soutiennent pas l'action violente".

Cet "appel au calme", selon les mots du ministre, survient après les violences survenues le 1er décembre dans la capitale, théâtre d'importants débordements. Plus largement, il a demandé aux "gilets jaunes" à ne pas se mobiliser "dans les lieux qui ont fait l'objet de ces tensions que nous avons connues" samedi dernier, en citant la préfecture du Puy-en-Velay en partie incendiée par des manifestants, où s'est rendu le chef de l'État ce mardi après-midi.

L'exécutif s'évertue encore jeudi à convaincre qu'il a entendu et compris la "colère insaisissable et incontrôlable" des "gilets jaunes", à deux jours d'une nouvelle mobilisation qui fait craindre une explosion de violence. Évoquant la "dérive" du mouvement, le nouveau locataire de la place Beauvau a pointé du doigt les manifestants qui, le 1er décembre à Paris, ont décidé de ne pas défiler sur les Champs-Élysées, accessibles après fouilles et contrôles comme dans une "fan zone".

"Celles et ceux qui ont fait le choix de ne pas venir manifester pacifiquement sur les Champs-Élysées doivent assumer une co-responsabilité d'avoir été aux côtés des casseurs et d'avoir très souvent empêché nos forces de l'ordre d'agir", a tancé Christophe Castaner. Parmi ses priorités figurent la prise en compte de "la mobilité extrême des casseurs" et de "l'appel à la violence sur les réseaux sociaux", a-t-il expliqué.

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