Crise gouvernementale: la position belge en faveur du Pacte est légitimée

Claudine Rigal
Décembre 7, 2018

"Je pars du principe que le Premier ministre sera clair tantôt à la Chambre.Si le Premier ministre est ambigu sur l'absence de soutien du gouvernement à ce Pacte, alors je pense que cela figurera en haut de l'agenda demain au conseil des ministres".

Israël, l'Australie, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie, la Bulgarie, l'Autriche et la Pologne ont ainsi rejoint le groupe du "non" à ce pacte validé en juillet dernier par l'ensemble des pays membres de l'Onu sauf les Etats-Unis. "Mais ce n'est pas pour autant que la N-VA quittera le Gouvernement si le vote leur est défavorable". "Oui, le Parlement fédéral belge soutient ce Pacte, et c'est ce message que Charles Michel portera à Marrakech la semaine prochaine", commente le président des réformateurs. "Le pacte n'est peut-être pas contraignant, mais il n'est pas sans risques juridiques".

Il pointe toutefois du doigt le PS, "dont l'abstention est quelque peu hypocrite vu qu'il prétendait soutenir ce Pacte".

En d'autres termes, ce pacte de Marrakech permettra le renforcement de la coopération entre les États dans la lutte contre les passeurs, l'amélioration de l'information sur les dangers liés aux mouvements illégaux, la limitation des drames humains et la meilleure gestion des flux migratoires. "Le texte prévoit encore de gérer les frontières de manière intégrée, sûre et coordonnée".

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