Le journaliste Hugo Clément blessé au visage — Violences à Paris

Pierre Vaugeois
Décembre 2, 2018

S'étant fait voler son téléphone, c'est sur le compte Instagram d'Alexandra Rosenfeld qu'Hugo Clément s'est confié dans un long message, accompagné d'une photo de son visage tuméfié.

Il fait partie des 133 blessés comptabilisés à la suite des violences de Paris, ce samedi.

Comme dévoilé hier soir par sa compagne Alexandra Rosenfeld, Hugo Clément figure parmi les plus de 130 blessés recensés à Paris durant le troisième samedi de mobilisation des Gilets jaunes, qui a dramatiquement dégénéré.

"Ce samedi, à 18 h 15, il circulait en scooter avec l'ancienne Miss France sur le boulevard Malesherbes". Il précise d'emblée qu'il avait conservé son casque de moto et qu'il n'était absolument pas identifié personnellement ni en tant que journaliste.

"Au bout de quelques secondes, alors que j'étais tourné vers le cordon de policiers progressant vers la barricade, les manifestants étant dans mon dos, j'ai été percuté par un projectile en plein visage. La visière du casque a explosé et je suis tombé ", explique-t-il. Hugo Clément ajoute qu'il ne sait pas s'il s'agissait d'un flashball ou d'un gaz lacrymogène, et qu'un individu a profité qu'il se retrouve au sol pour lui arracher son téléphone des mains. Une chose est sûre: "ce projectile a été tiré à hauteur de tête, puisque je l'ai reçu en plein visage". Des manifestants m'ont tiré par le manteau pour me mettre en lieu sûr et m'ont prodigué les premiers soins. Il peut ensuite prendre un taxi direction l'hôpital Bichat, avec sa compagne. " Heureusement, j'avais mon casque". Là, il est soigné et recousu (sept points de suture à l'arcade). "Je remercie les personnes, dont certaines portaient des gilets jaunes, qui m'ont mis à l'abri et se sont inquiétées de mon sort", conclut le journaliste.

Ce dernier affirme que le projectile venait des forces de l'ordre. Le journaliste ne jette pas la pierre aux policiers, " qui ont dû travailler dans des conditions très difficiles et stressantes ". "Je regrette simplement ce tir tendu, qui va à l'encontre des règles de sécurité élémentaire".

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