Le Maire plaide pour une accélération de la baisse des impôts — France

Xavier Trudeau
Décembre 6, 2018

Le ministre devait réunir dans la matinée à Bercy les acteurs du monde économique pour leur demander de "joue (r) aussi le jeu" et discuter des pistes pour baisser les "dépenses contraintes" des Français et mieux rémunérer leur travail.

"Par conséquent, maintenant il faut accélérer la baisse des impôts" et donc "accélérer la baisse de la dépense publique", a poursuivi Bruno Le Maire, qui s'exprimait aux côtés de sa secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher et du secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne.

Plus largement, Bruno Le Maire s'est également exprimé sur le mouvement des "gilets jaunes " qui serait d'après lui le résultat d'une crise démocratique dont les racines sont "profondes ". "Et nous sommes décidés à nous engager dans cette voie", a déclaré M. Le Maire.

"Moins de dépense publique pour moins d'impôt, c'est la condition du redressement de la France (.) Et le plus vite sera le mieux, parce que nous mesurons à l'aune de cette crise sociale, démocratique, l'impatience de millions de Français", a-t-il ajouté.

Il prévient aussi qu'il ne s'agit pas de "reprendre d'une main ce qui a été donné de l'autre à ceux qui travaillent ".

Selon le ministre, depuis trois décennies, on a fait des choix économiques ne permettant aucun développement encore moins l'engagement dans la voie d'une économie décarbonné.

Selon M. Le Maire, qui avait déjà qualifié lundi dernier de "sévère" l'effet du mouvement des "gilets jaunes" sur l'activité, lors d'une première réunion avec les organisations professionnelles, le "rétablissement de l'ordre" doit être "la priorité absolue".

"Nous payons aujourd'hui ces choix, nous les payons au prix fort, au prix du chômage de masse, de la désindustrialisation de territoires entiers, de la relégation de certains territoires et de la désespérance de beaucoup de Français qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts même quand ils ont un travail".

"Ceux qui ont dirigé la France et qui nous font la leçon aujourd'hui devraient mesurer leur part de responsabilité dans la situation actuelle", a-t-il estimé, en pointant notamment la hausse de la dette publique depuis dix ans.

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