Le monde appelé à ne "pas trahir" les générations futures — Climat

Claudine Rigal
Décembre 4, 2018

La mer de Ross, le 12 novembre 2016 en Antarctique.

"Désastres météo, incidence sur la santé ou les rendements agricoles, concentrations record de CO2 dans l'atmosphère, etc".

Avec l'accord de Paris en 2015, le monde s'est engagé à limiter la hausse de la température à +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, et idéalement à +1,5°C.

Pour ne pas dépasser +1,5 °C, il faudrait des transformations "rapides" et "sans précédent", ont prévenu les scientifiques du Giec en octobre, insistant sur les différences "nettes" avec un monde à +2 °C qui subirait plus d'événements extrêmes ou une augmentation du niveau des mers plus forte. Mais les engagements pris aujourd'hui par les signataires de Paris mèneraient à un monde à +3°C. "A ceux qui trainent les pieds, je dis simplement +faites le+ ", a-t-il ajouté, lançant " un message sans équivoque " pour relever les ambitions contre le réchauffement. Pourtant, l'urgence climatique n'a jamais été aussi grande. En prélude à l'ouverture de cette rencontre mondiale sur le climat, la Commission nationale avec à sa tête le chef de cabinet du ministère de l'Environnement, de l'Assainissement et du Développement durable, Mme Gologo Aminata Diarra, a rencontré le vendredi 30 novembre dernier, les journalistes pour faire le point des préparatifs, les acquis de la COP23, le rôle de leadership du Mali dans l'action climatique, de participation du Mali à la COP24, et les résultats attendus.

Ainsi, Donald Trump a répété au G20 son rejet de l'accord de Paris et le futur président brésilien Jair Bolsonaro, a évoqué une sortie de son pays également du pacte climatique. Mais "les étoiles ne sont plus alignées, manifestement", s'inquiète Seyni Nafo, le porte-parole du groupe Afrique, en raison du contexte géopolitique.

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"Nous avons de gros problèmes avec le changement climatique".

La centrale thermique de Belchatow, le 28 septembre 2011 en Pologne.

La Pologne, hôte de la conférence, qui défend elle-même bec et ongles son industrie du charbon, a d'ailleurs plaidé pour la " déclaration de Silésie " qui prône " une transition juste " vers une économie sans carbone en invoquant les milliers de travailleurs qui dépendent de l'industrie houillère. Comme une loi a besoin d'un décret d'application, l'accord ne pourra libérer son potentiel sans des règles précises notamment sur la "transparence" ou le degré de flexibilité accordé aux pays les plus pauvres. La question de la "transition juste" a longtemps été considérée comme un sujet mineur dans les négociations internationales, où l'attention se concentre sur les réductions d'émissions de GES des pays et sur les montants des financements internationaux.

Pour aider les pays en développement à réduire leurs propres émissions et à s'adapter aux impacts du réchauffement, les pays du Nord ont promis de porter d'ici 2020 leur soutien financier à 100 milliards de dollars par an.

D'autant qu'ils sont les plus vulnérables aux impacts déjà en marche du changement climatique.

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