Le préfet de police de Paris dénonce des violences "sans précédent"

Claudine Rigal
Décembre 3, 2018

Une violence "extrême " et "inédite " dans la capitale.

Jamais, de l'aveu du préfet de police de Paris Michel Delpuech, les fonctionnaires de police n'avaient rencontré une telle violence avant de se retrouver face aux manifestants qui leur faisaient face, samedi à Paris, à l'occasion du troisième samedi de mobilisation des gilets jaunes. Selon lui, il s'agissait de "violences d'une gravité sans précédent". Pas moins de "249 feux" ont été recensés par les pompiers, visant "112 véhicules, 130 mobiliers urbains" et "six bâtiments", a-t-il énuméré, précisant que "le recensement complet des dégâts est en cours".

Le préfet de police de Paris a également indiqué que parmi elles se trouvaient "des groupuscules d'extrémistes d'ultra-droite et d'ultra-gauche". "Il ne peut y avoir d'impunité", a-t-il conclu. Reste qu'un "très grand nombre de manifestants portant un gilet jaune " n'ont "pas hésité, par désinhibition, entraînement ou que sais-je, à se livrer à des violences injustifiables", a développé la préfet.

Ces propos ont été corroborés par le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, qui a pris la parole à sa suite.

Des "jets de marteau", des "billes en acier" lancées contre les forces de l'ordre.

"Cette violence, elle est légitime, elle est la réponse au silence de Macron", racontait Chantal, 45 ans, arrivée de Lorraine (est) avec son mari et ses deux enfants. "Pour toutes ces infractions, les peines encourues vont de 3 ans à 7 ans d'emprisonnement", a-t-il souligné.

Ces personnes étaient visiblement rompues aux affrontements avec la police ou aux techniques pour incendier une barricade ou une voiture. Quand des grenades lacrymogènes étaient lancés par les policiers, ils donnaient des consignes aux manifestants et leur enjoignaient de ne pas paniquer et "de ne pas courir", ont constaté les journalistes de l'Agence France-Presse. Une autre catégorie de prévenus concernerait des profils "plus jeunes", "de la région parisienne", "venus profiter des pillages ".

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL