Manif des lycéens, de la CGT et des Gilets jaunes — Saint-Nazaire

Xavier Trudeau
Décembre 16, 2018

"Il a également évoqué les manifestations lycéennes et a appelé " à l'arrêt de la répression et l'abandon des poursuites judiciaires ". " Nombre de ces violences auraient pu être évitées si la prise en compte des revendications et une réponse rapide avaient été données ", a-t-il poursuivi. Quelques manifestants avaient un gilet jaune et des rassemblements se tenaient ailleurs dans le département. Nous appelons donc tous les retraités, salariés du privé ou du public et lycéens à se joindre à nous de façon pacifique. A Grenoble, 1 400 personnes ont manifesté (selon la préfecture), de même qu'à Saint-Etienne.

Les lycéens étaient nombreux partout, affichant des banderoles comme "Sélection, piège à cons".

Parmi les pancartes, certaines dénonçaient la "poudre aux yeux" et "l'enfumage" des annonces d'Emmanuel Macron, notamment sur "l'augmentation bidon du Smic". "Pas question de récupération mais il y a urgence à ce que les organisations syndicales qui portent ces revendications rencontrent des représentants des "gilets jaunes" car des passerelles entre nos revendications sont possibles", a lancé Didier Mezin (CGT) avant, comme ses collègues de la FSU et de Solidaires, d'appeler à "accentuer le rapport de force" avec le gouvernement.

Seul Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, qui a par ailleurs détrôné cette semaine la CGT comme premier syndicat, tous secteurs confondus, après les élections dans la fonction publique, a essayé de se placer dans le jeu gouvernemental depuis le début.

"La majorité des Gilets jaunes n'ont jamais croisé de syndicats, donc ils sont très réservés, donc on essaie d'aller au devant", a reconnu Philippe Martinez, disant partager leur colère.

En interne, plusieurs fédérations ont souhaité que "des discussions puissent se tenir partout" avec les "gilets jaunes", pour que "chacun contribue dans son domaine à développer le rapport de forces".

Le 1er décembre, alors que le mouvement des "gilets jaunes" avait démarré depuis deux semaines, la CGT a rassemblé 2.100 personnes selon la police - 15.000 de source syndicale - pour une journée traditionnelle de mobilisation en faveur des précaires et des chômeurs.

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