À Marseille, décès d'une femme blessée par une grenade lacrymogène — "Gilets jaunes"

Claudine Rigal
Décembre 3, 2018

Une femme de 80 ans blessée dans son appartement par des éléments d'une grenade lacrymogène tirée lors des incidents qui ont suivi les manifestations organisées samedi à Marseille, est morte dimanche dans le bloc opératoire d'un hôpital marseillais, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Une ressortissante algérienne âgée de 80 ans blessée par des éléments d'une grenade lacrymogène samedi à Marseille dans le sud de la France, est décédée dimanche à l'hôpital des suites de ses blessures. La femme tentait de fermer ses volets, depuis son appartement au quatrième étage, quand elle a reçu au visage l'engin explosif.

Un manifestant assis devant les CRS, à Marseille. Néanmoins, il a précisé que des plots de grenades ont été retrouvés au domicile de la vielle dame. Transportée à l'hôpital, elle y a été opérée mais est décédée "d'un choc opératoire", a déclaré le procureur de la République à Marseille, Xavier Tarabeux.

Des échauffourées avaient éclaté samedi en fin de journée sur le Vieux-Port, puis sur la Canebière, après une journée marquée par plusieurs manifestations à l'appel des "gilets jaunes", de la CGT et d'un collectif né après la mort de huit personnes dans l'effondrement de deux immeubles en centre-ville.

"À ce stade, on ne peut pas établir de lien de cause à effet entre la blessure et le décès", prévient le magistrat.

Une autopsie était en cours lundi après-midi pour déterminer les causes exactes du décès.

L'IGPN (inspection générale de la police nationale, ou " police des polices") a donc été saisie pour enquêter sur tout cela, et ainsi répondre au souhait formulé par Me Salim Moussa de comprendre "si c'est la bombe lacrymogène ou le traitement médical" administré qui a se trouve à l'origine du décès, potentiellement le 4e lié au mouvement des Gilets jaunes.

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