Mise en place d'un formulaire d'accord avant le traitement — Androcur et méningiome

Evrard Martin
Décembre 6, 2018

Après échange avec les différents acteurs impliqués, l'ANSM propose en particulier la mise en place "rapide" d'un formulaire annuel d'accord de soins, qui sera indispensable avant toute délivrance du médicament, en pharmacie, et qui devra être co-signé par le patient et le prescripteur. L'agence nationale du médicament annonce dans un communiqué qu'à l'issue d'une réunion qui a eu lieu le 16 novembre 2018, "en présence de l'Assurance maladie" plusieurs modalités ont été proposées afin de mieux sécurisé la prise de ce traitement suspecté d'entraîner des méningiomes.

Un groupe de travail sera prochainement constitué pour la concrétisation de ces idées.

Cette contractualisation entre un patient et son praticien permettra chaque année de repenser la nécessité de poursuivre ce traitement. En concertation avec l'Assurance-maladie et des soignants, l'agence vient de publier des mesures pour un encadrement plus stricte des prescriptions de ces molécules indiquées contre certaines maladies hormonales de la femme et dans la prise en charge du cancer de la prostate chez l'homme. "Le caractère un peu solennel de la chose permet de s'assurer que chacun prend bien la mesure du traitement qu'on va prescrire, du risque et de la surveillance ".

La première réunion de ce groupe se tiendra avant la fin de l'année 2018.

L'élaboration d'un courrier à l'attention de tous les médecins ayant prescrit de l'acétate de cyprotérone sur cette même période (également d'ici la fin du 1er semestre 2019).

En octobre, l'ANSM avait déjà émis de nouvelles recommandations aux professionnels de santé conseillant la prescription d'un examen d'imagerie IRM du cerveau avant de débuter tout traitement avec l'Androcur et soulignant que ce médicament ne devait pas être utilisé pour traiter des problèmes tels que l'acné, la peau grasse ou une pilosité modérée. Le méningiome est une tumeur, dans la plupart des cas bénignes, qui se développe à partir des cellules méningothéliales de l'arachnoïde, c'est-à-dire des membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière (les méninges). Selon une récente étude de l'ANSM ne portant que sur des femmes, le risque est multiplié par sept après six mois de traitement à fortes doses et par vingt après cinq ans.

Un numéro vert (0 805 04 01 10) a été mis en place en septembre suite à cette publication, pour "répondre aux interrogations" des patients.

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