Mouvement des lycéens: un lycée de Blagnac partiellement incendié

Claudine Rigal
Décembre 7, 2018

Des dizaines de lycées perturbés ou bloqués mercredi, au troisième jour de la mobilisation contre les réformes du gouvernement dans l'éducation, réactivée dans la foulée des "gilets jaunes".

Lundi, après des incidents autour de 11 lycées du Val-d'Oise, 32 personnes avaient été interpellées et placées en garde à vue pour "violences volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique " et "participation à un attroupement en vue de violences ou dégradations ". "La plupart des actions de lycéens" ont pris fin en fin de matinée, a précisé la préfecture de Seine-Saint-Denis. Des poubelles incendiées par des lycéens ont mis le feu au hall d'entrée de l'établissement.

Par ailleurs, quelque 300 manifestants ont participé à une marche à Toulouse au cours de laquelle les forces de l'ordre ont essuyé des "tirs de projectiles", selon la même source.

À Marseille, une boutique de luxe a été dégradée et partiellement pillée en marge d'une manifestation lycéenne, a constaté un journaliste de l'AFP. Le pourcentage de lycées bloqués est "très faible" au regard des 4.000 lycées sur le territoire, et les blocages sont le fait d'"une toute petite minorité", a estimé le ministre. De sources concordantes, deux lycéens ont été légèrement blessés dans des heurts à Béziers, à la pommette -et non à l'œil, comme initialement annoncé par le rectorat- et à la cuisse. Les premières remontées obtenues auprès de quelques académies recensent un lycée perturbé à La Rochelle, un à Amiens, deux dans le Puy-de-Dôme et trois à Montpellier.

La mobilisation des lycéens à Toulouse se poursuivait jeudi, avec des blocages d'établissements et une manifestation ponctuée de violences, a indiqué la préfecture de la Haute-Garonne.

A Toulouse, au moins une dizaine de lycées étaient encore bloqués ce mardi matin, et les mouvements lycéens ont provoqué l'interruption totale ou partielle de la circulation des métros et tramways. Les mots d'ordre des syndicats lycéens (UNL, SGL, FIDL.) évoquent les réformes du bac et du lycée, la plateforme d'accès aux études supérieures Parcoursup et la création du service national universel (SNU), qu'ils contestent.

Un milliers de lycéens venant de divers établissements de Marseille se sont réunis pour manifester devant l'inspection académique. Mardi soir, Anne Bisagni-Faure, rectrice de l'académie de Toulouse, devait recevoir les proviseurs des établissements les plus touchés. Aux cris de " Macron démission ", il protestent surtout contre la réforme du bac, le dispositif d'entrée à l'université Parcoursup et les suppressions de postes d'enseignants, comme l'indique France bleu.

Deux sites d'universités parisiennes perturbés. A Sète, après les débordements de mardi, le lycée Joliot-Curie a ouvert ses portes normalement ce mercredi.

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