Quand Samsung annonce un partenariat avec une marque de contrefaçon

Alain Brian
Décembre 12, 2018

Le seul problème est que Supreme n'a absolument pas pour projet d'ouvrir de boutique à Beijing, et encore moins de s'associer avec Samsung.

Samsung, manquant quelque peu de discernement dans son association, et certainement trop heureux de la jouer cool auprès de l'univers de la marque, s'est donc fait joliment piéger comme un bleu par une sorte de fake.

Samsung pensait surement avoir réussi un très bon coup marketing en convainquant l'ultra-populaire marque de streetwear Supreme de nouer un partenariat avec eux à l'occasion du lancement de leur première boutique en Chine, à Beijing.

Supreme Italia nourrit de grandes ambitions en Chine, avec l'ouverture prévue d'un magasin de sept étages (!) dans le mall Sanlitum, à Pékin (on y trouve aussi un Apple Store). Il semblerait cette fois que la marque soit plutôt une victime dans cette affaire.

Effectivement, Samsung a en fait signé un partenariat avec Supreme Italia, et non Supreme NYC, la vraie marque. Le site explique que si Supreme NYC travaille bien avec des marques comme Louis Vuitton ou Jordan Brand, la marque Supreme Italia, elle, est basée sur un vide juridique qui permet la création de marques de contrefaçon en Italie. "Ces affirmations sont fausses et diffusées par une entreprise de contrefaçon". Cela étant, selon Teo Lau, le directeur marketing de Samsung en Chine, ce partenariat aurait été établi en toute connaissance de cause, puisque la copie italienne peut vendre ses produits sous son nom en Chine, alors que ce n'est pas le cas pour le Supreme original, qui a confirmé ne pas travailler avec Samsung. Le géant ne démord donc pas de son partenariat, au risque de se mettre à dos le monde de la mode qu'il semblait pourtant vouloir séduire avec cette annonce. "Supreme NYC n'a aucune autorisation de vente en Chine, contrairement à Supreme Italia".

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