Wall Street termine une dure journée en ordre dispersé — Bourse

Xavier Trudeau
Décembre 7, 2018

À 15h, l'indice CAC 40 gagnait 1,55% à 4.854,60 points. La veille, il avait fini en recul de 0,82% à 5.012,66 points.

Ce démarrage dans le rouge fait suite "au véritable effondrement des marchés américains" de la veille, comme l'avaient anticipé les experts de Mirabaud Securities Genève, qui considéraient toutefois la débâcle américaine comme "exagérée".

" La vitesse à laquelle les marchés ont évolué vers des inquiétudes au sujet des perspectives de croissance semble surprenante étant donné que les données économiques américaines semblent plutôt solides jusqu'à présent", a estimé Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

Cette affaire de justice menaçait de faire "partir en fumée" une potentielle résolution rapide de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, d'après Art Hogan de B. Riley FBF, bien qu'aucune "intervention politique" n'ait eu lieu lors de cette arrestation, d'après le premier ministre canadien Justin Trudeau.

A l'issue d'un entretien entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping samedi en marge du sommet du G20 à Buenos Aires, les Etats-Unis et la Chine se sont engagés à ne pas imposer de nouveaux droits de douane et à trouver un accord sur le commerce d'ici à 90 jours.

Alors que la Chine a promis mercredi des efforts pour parvenir rapidement à un accord commercial avec les États-Unis, alors que, côté américain, Donald Trump soufflait à nouveau le froid.

Les investisseurs américains ont été rassérénés par un article du Wall Street Journal prédisant que la Réserve fédérale américaine (Fed) allait augmenter ses taux moins vite en 2019.

Aucun indicateur n'est attendu ce jour.

Le reste de l'agenda était essentiellement américain, avec l'indice ISM d'activité dans les services en novembre et les créations d'emplois dans le secteur privé (enquête ADP) pour le même mois. Atos lâchait 2,91% à 71,38 euros et STMicroelectronics 1,80% à 13,09 euros.

À New York, le cours du baril de brut a chuté de 1,50 dollar jeudi, pesant sur les entreprises du secteur, à l'instar de Chevron (-1,13 %), ExxonMobil (-1,31 %) ou Schlumberger (-4,08 %).

Les valeurs dites "défensives" résistaient mieux. Renault perdait 1,50% à 60,93 euros, Valeo 3,53% à 26,26 euros et Faurecia 4,54% à 34,71 euros.A l'inverse, la distribution rebondissait après avoir été malmenée lundi. La société a annoncé la nomination de Jean-Pierre Garnier, un ancien PDG du britannique GSK, à la présidence de son conseil d'administration, en remplacement de Jean-Claude Cadudal, démissionnaire.JCDecaux perdait 3,27% à 29,60 euros. Le bureau des procureurs de Tokyo a décidé de requérir un nouveau mandat d'arrêt contre Carlos Ghosn, sur des nouveaux soupçons de minoration de revenus sur trois années supplémentaires, ont affirmé les médias japonais.

Saint-Gobain était affecté (-2,70% à 31,14 euros) par un abaissement de sa recommandation à "neutre" contre "surpondérer" précédemment par JP Morgan.

Derichebourg: Le groupe de recyclage a vu son bénéfice net se replier sur son exercice décalé clos le 30 septembre, pénalisé par le règlement de litiges en Italie, tandis que son activité a nettement progressé.

Ces doutes qui resurgissent en rafale à peine 24H après un rallye haussier pose question: les marchés ne vont-ils pas renoncer au rallye traditionnel précédant la période de Noël?

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