2018, un bon cru pour l'investissement étranger en France (Le Maire)

Xavier Trudeau
Janvier 23, 2019

"Cette année, je souhaitais assister à des discussions plus larges, avec plus d'entreprises françaises et un panel de participants étrangers issus d'un plus grand nombre de pays".

C'est le chinois Microport qui signe le plus gros chèque: 350 millions d'euros sur 5 ans pour l'extension du centre de recherche et de fabrication spécialisé dans les pacemakers et défibrillateurs.

D'ailleurs, "la France n'est pas le seul pays à traverser des turbulences, on se serre tous les coudes, en tant qu'entrepreneurs, pour écouter, entendre et apporter des solutions", souligne le patron de Mondelez France venu annoncé un investissement de 7 millions d'euros pour augmenter de 40 % la capacité de production de son usine Mikado de Cestas (Gironde).

L'Américain Cisco, leader mondial de la transformation numérique, de l'IT et des réseaux., va développer son centre d'innovation à Paris, tandis que Microsoft va accentuer son effort dans l'intelligence artificielle en accueillant 100 ingénieurs de classe mondiale à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).

Plus modeste, Transpod financera lui à hauteur de 20 millions d'euros la construction d'une ligne d'essai de train subsonique Hyperloop de 3 km en Haute-Vienne.

Emmanuel Macron, qui ne se déplace pas au Forum de Davos, espère avec cette rencontre rassurer les milieux d'affaire internationaux alors que samedi dernier, pour la dixième semaine consécutive, 84.000 "gilets jaunes" ont encore manifesté à travers la France contre sa politique fiscale et sociale, appelant à la démission de celui qu'ils considèrent comme le "président des riches".

La France cherche aussi à tirer parti du Brexit en nouant des contacts avec une cinquantaine d'entreprises-clés, surtout industrielles (automobile, pharmacie), qui pourraient vouloir quitter la Grande-Bretagne.

Pour rassurer son auditoire, Emmanuel Macron a dit sa volonté de "continuer à promouvoir la stabilité" sans remettre en cause le travail accompli sous sa houlette. Les sommes sont moins substantielles qu'en 2018 - l'allemand SAP s'était avancé sur 2 milliards d'euros d'investissement - mais se répartissent bien entre les régions.

Sur les 300 nouveaux CDI promis à l'époque par Toyota, 250 personnes ont déjà été recrutées, selon l'Elysée. Des décisions d'investissements représentant plus de 600 millions d'euros ont été dévoilées à l'occasion de ce deuxième sommet "Choose France", et d'autres devraient être rapidement actées, a annoncé la présidence de la République. "Notre modèle basé sur le capitalisme et le libre commerce ne durera que s'il repose sur une répartition équilibrée de la richesse", a prévenu M. Macron avant le début des mondanités.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL