4500 emplois supprimés (2019) — Jaguar & Land Rover

Xavier Trudeau
Janvier 12, 2019

JLR est devenu en 2016 le plus grand constructeur automobile britannique et il semblait alors en mesure de parvenir à une production d'environ un million de véhicules d'ici la fin de la décennie.

Cette réduction d'effectifs, annoncée dans un communiqué de l'entreprise propriété de l'indien Tata Motors, va concerner surtout le Royaume-Uni. En 2018, il a annoncé un plan de redressement visant à réduire les coûts et à améliorer les flux de trésorerie de 2,5 milliards de livres.

Le groupe emploie 42'500 personnes au Royaume-Uni, soit l'essentiel des 44'000 qu'il compte dans le monde entier.

Ford a également annoncé jeudi la suppression de milliers d'emplois, d'éventuelles fermetures d'usines et l'arrêt de la production de véhicules non rentables dans le cadre du redressement de ses activités en Europe, où le constructeur américain veut atteindre une marge opérationnelle de 6%.

Jaguar Land Rover avait notamment décidé au printemps dernier de ne pas renouveler un millier de contrats temporaires sur son site de Solihull, près de Birmingham, dans le centre de l'Angleterre.

Cette fois, le constructeur explique que cette nouvelle cure d'amaigrissement commencera par un plan de "départ volontaire au Royaume-Uni", sans préciser davantage. Il espère ainsi que tous ses nouveaux modèles seront électriques ou hybrides à partir de 2020.

Ralf Speth, directeur général de JLR, a dit en septembre qu'un mauvais accord sur le Brexit pourrait entraîner la destruction de dizaines de milliers d'emplois dans le secteur automobile britannique. Il se dit affecté par la chute des ventes en Chine et les incertitudes du Brexit.

La déconfiture du marché chinois, alors même que la disgrâce du diesel et l'épée de Damoclès du Brexit, a forcé Jaguar Land Rover à ces décisions difficiles.

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