"C'était un joli miracle" : il sort du coma après avoir été débranché

Claudine Rigal
Janvier 7, 2019

Mais quelques instants après l'avoir extubé, le patient s'est, à la surprise générale, réveillé.

T. Scott Marr ayant déjà fait savoir à ses enfants qu'il ne souhaitait pas être maintenu en vie artificiellement, ces derniers prennent la décision de le débrancher.

L'état du sexagénaire, transporté en urgence à l'hôpital de la ville d'Omaha, s'était rapidement dégradé. Pour Scott Marr, ancien commentateur de basket à l'Université Creighton dans le Nebraska, l'étoile commençait à perdre de sa luminosité lorsqu'elle s'est soudainement remise à briller, malgré les pronostics des médecins. La famille est alors sommée de se rendre au chevet du malade.

Le lendemain, le 13 décembre, les nouvelles étaient terribles: "Le neurochirurgien a déclaré que s'il pouvait faire quelque chose, il l'aurait fait, mais que nous devions nous préparer à la réalité de la situation (.)".

L'année 2018 se terminait mal pour Scott Marr. "Alors nous lui avons dit adieu, avant de le le débrancher, tous les appareils ont été arrêtés et nous avons attendus à ses côtés", a raconté sa fille Preston Marr lors d'une conférence de presse citée par The Independent.

C'est là que l'histoire prend une tournure peu banale.

Contre toute attente, le patient continue de respirer durant les heures qui suivent et ce, malgré l'arrêt de toute assistance. Mieux: dès le lendemain, son état s'améliore de façon significative.

Preston, sa fille, lui demande alors de remuer les pouces, ce qu'il réussira à faire.

Scott Marr relate qu'alors qu'il était dans le coma, il a fait un rêve dans lequel il croisait son défunt père qui lui ordonnait de "ramener ses fesses à la maison".

L'Américain souffrait en fait d'un syndrome de leucoencéphalopathie postérieure réversible que les médecins n'avaient pas diagnostiqué car la pathologie n'est que rarement accompagnée d'un gonflement du cerveau. "Nous nous inquiétions du fait que, dans ce cas précis, le processus soit irréversible et qu'il amène à une mort cérébrale", précise l'équipe médicale. Sans faire de cet événement une affaire religieuse, je dois vous dire une chose: "c'était quand même un miracle ".

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